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sept 02

Jamie Stokes est anglais, il vit en Pologne et il aime le cinéma. Ne parlant pas couramment le polonais, il a, souvent pour son malheur, un besoin absolu de sous-titrage pour regarder et comprendre les films. En janvier dernier, il s’est plaint sur un blog de la piètre qualité des sous-titres du film Dom Zly (The Bad House ou The Dark House) de Wojciech Smarzowski. Gêné et déçu une fois de plus, Jamie a adressé à Film It, la société de production, un courrier mentionnant une quinzaine d’erreurs sur les 150 environ qu’il avait relevées. Nous en avons sélectionné cinq ci-dessous pour lesquels nous tentons de donner un équivalent français.



good with mechanics

« He’s good with mechanics » au lieu de « He’s good with machines » (« Il sait y faire avec les mécaniciens » à la place de « Il sait y faire avec les machines »).



bull's eye

« Because you hit the bull’s eye as far as article assortments go ». Là, l’énigme reste entière. Hasardons-nous toutefois à une traduction : « Parce que tu as mis dans le mille en ce qui concerne la collection d’articles. » Si vous parlez polonais et si vous avez vu ce film ou si, en lisant cette phrase, vous faites le rapprochement avec une expression polonaise traduite mot à mot, n’hésitez pas à nous contacter.



emblazonments

« He wanted to stop emblazonments » (« Il voulait faire cesser les blasonnements »). En héraldique, le blasonnement, dans son sens le plus fréquent, est l’action de lire ou déchiffrer des armoiries. La personne qui a fait les sous-titres, a peut-être cherché en vain le mot « embezzlements » qui signifie « malversations » et du coup, le sous-titre pourrait signifier (mais rien n’est moins sûr) : « Il voulait faire cesser les malversations. »



dephlegmator

« Dephlegmator! » : « déflegmateur » ? Là encore, nous renouvelons notre appel aux locuteurs du polonais !



vouched

« You vouched that the dog knocked down the crate to the ground » (« Tu t’es porté garant que le chien avait fait tomber la caisse par terre »). Il est vrai que « jurer » (« swore ») serait peut-être plus approprié. « Vouch » ne se dit pas dans ce cas et il se construit avec « for » de toute façon. C’est une erreur que ne ferait jamais un traducteur anglophone.


Par retour de courrier, la production de Dom Zly a bredouillé quelques explications piteuses telles que le manque de temps ou la difficulté du vocabulaire, mais elle a juré ses grands dieux que la traduction avait été relue par des anglophones. Au vu des multiples erreurs de grammaire, il est permis d’en douter. Il est probable que ce courrier ne fera pas changer la situation mais l’article a attiré de nombreux commentaires sur le blog. Il existe des spectateurs mécontents et ils ne sont pas seuls à pester dans leur coin, en Pologne ou ailleurs dans le monde.

Au-delà de l’anecdote, cet article a le mérite de soulever plusieurs questions : pourquoi fait-on sous-titrer les films ? La réponse qui vient spontanément à l’esprit est que la traduction sous-titrée permet de faire comprendre le sens d’un film à un public étranger. Pourtant dans le cas de Dom Zly, personne n’a compris les sous-titres, qui au lieu d’aider à la compréhension, ont provoqué des ricanements et détourné l’attention du public. En outre, il était indispensable de parler le polonais pour comprendre les sous-titres anglais.

Se peut-il qu’il existe une autre réponse à cette question ? Les films à moyen ou petit budget, dont les droits n’ont pas encore été vendus à des distributeurs étrangers, commencent souvent leur carrière dans les festivals. Lors du dépôt de candidature auprès d’un comité de sélection, le sous-titrage est souvent un prérequis. Le producteur ou le vendeur international, ignorant si le film sera distribué, rechigne souvent à engager des frais supplémentaires dans des travaux qu’il estime accessoires, à un stade où le budget est peut-être déjà dépassé. C’est pourquoi il opte souvent pour une fausse bonne idée : confier la traduction à une vague connaissance cinéphile dont la qualité principale est de travailler gratuitement ou presque mais qui n’est ni traducteur ni locuteur de la langue vers laquelle il traduit. C’est alors que d’autres questions surgissent naturellement : que pensent les comités de sélection des festivals et plus tard, le public, de ce travail ? Se plaignent-ils ? Enfin, une mauvaise traduction joue-t-elle sur le palmarès d’un festival ? Sans doute.

En mai 2010, le film coréen Ha Ha Ha de Hong Sang Soo a reçu le prix de la sélection « Un Certain Regard » du Festival de Cannes alors même que les sous-titres français en sont absolument incompréhensibles. On peut légitimement se demander si les sélectionneurs, et le jury après eux, ont remarqué qu’il y avait un problème. Peut-être ont-ils trouvé que les sous-titres, à mi-chemin entre le coréen et le français, truffés de coquilles et de fautes de français, ajoutaient à la drôlerie de cette comédie ? Ou peut-être plus certainement se sont-ils « rabattus » sur les sous-titres anglais» du film qui semblaient plus cohérents.

Hong Sang Soo, réalisateur et scénariste de Ha Ha Ha, sait-il que le public cannois a ricané en lisant les sous-titres français de son film ? Sait-il que des spectateurs, dont certains étaient des acheteurs potentiels, sont même sortis parce qu’ils ne comprenaient pas le film ? Si oui, s’en est-il plaint ? Et ceci amène une dernière série de questions. Pourquoi les auteurs d’un film ne sont-ils jamais sollicités pour l’étape de la traduction ? Y a-t-il d’autres étapes de la post-production qu’ils ne suivent pas ?

Depuis longtemps, les sous-titrages des films à petit ou moyen budget sont sacrifiés, et les progrès technologiques de ces dernières années tendent à accélérer et aggraver le processus, tout un chacun pouvant bricoler des sous-titres sur son ordinateur sans aucune compétence en la matière. C’est pourquoi les représentants des organisations professionnelles de traducteurs de l’audiovisuel et bien sûr, les traducteurs à titre individuel, chaque fois qu’ils le peuvent, doivent réagir et entreprendre un travail de pédagogie auprès des professionnels du cinéma afin de les sensibiliser à l’importance de la traduction.

Tout le monde y gagnerait ! Les producteurs se rendraient compte qu’il vaut mieux prévoir le coût de traduction en amont dans leurs budgets pour qu’elle ne soit plus la mauvaise surprise venant s’ajouter à la liste des dépassements de budget. La traduction constitue une dépense minime au regard du coût d’un film, même à petit budget. (A titre d’exemple, Dom Zly a coûté environ 1 million de dollars (source) ; un sous-titrage de qualité aurait coûté environ 3 000 euros en France soit quelque 0,3 % du budget total). Si le film est bien traduit, il a de meilleures chances d’être compris, apprécié, et donc acheté, par un distributeur local, le public le comprendra mieux et le bouche-à-oreille sera plus positif. En ce qui concerne les réalisateurs, nous savons que chaque fois qu’ils le peuvent, ils sont ravis de pouvoir travailler avec les traducteurs de leurs œuvres. Le lien direct avec l’auteur original permet de dissiper doutes et ambiguïtés et d’assurer le passage d’une langue à l’autre dans le respect du public, de l’œuvre et de son auteur. Nous sommes certains enfin que les membres des comités de sélection de festivals seraient eux, absolument ravis d’avoir des traductions professionnelles et donc fiables, pour visionner les films qu’ils sélectionnent.

Dans le souci d’accompagner les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel qui sont amenés à commander des sous-titrages et des doublages, l’Ataa publiera prochainement une brochure de conseils à vocation pédagogique.

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août 04

Des nouvelles de la SFT !

Des nouvelles de la SFT !

La SFT (Société française des traducteurs) a publié en juillet les résultats de son enquête 2009 sur les tarifs pratiqués par les traducteurs professionnels. Ouverte à tous les traducteurs techniques et littéraires, qu’ils soient ou non adhérents de la SFT, elle offre un panorama détaillé et représentatif des conditions de travail des traducteurs free-lance et salariés, puisque plus de 1 000 réponses complètes ont été dépouillées et exploitées.

Bien qu’elle n’aborde pas la rémunération des traducteurs de l’audiovisuel, cette enquête présente un intérêt à titre de comparaison.

Ainsi, on y apprend que la facturation en traduction dite «  technique  » se fait de préférence au mot (94% des répondants) et éventuellement au temps passé (28% – plusieurs réponses possibles). Rappelons ici qu’en traduction audiovisuelle, on pratique plutôt la facturation au feuillet (tranche de 1 500 signes) dans le cas du voice-over, tandis que le sous-titrage est traditionnellement rémunéré au sous-titre et le doublage, à la bobine de 10 minutes. La pratique des forfaits, critiquée par les professionnels de la traduction audiovisuelle, n’a visiblement pas son équivalent en traduction technique, on ne peut que s’en réjouir !

L’enquête SFT révèle aussi que la facturation des traductions se fait dans 86% des cas à partir du texte source, et non sur la base du texte cible, ce qui est la norme, par exemple, en traduction de voice-over ou en sous-titrage.

D’autres points de comparaison sont éclairants en ce qui concerne les habitudes et le rythme de travail de nos confrères : 73% des traducteurs interrogés pratiquent une facturation minimum pour les commandes de faible volume. 51% ont l’habitude (« souvent  » ou «  toujours  ») d’établir un devis, une pratique peu répandue dans la traduction audiovisuelle. 65% des répondants traduisent entre 200 et 400 mots/heure (mots sources traduits et prêts à livrer par heure). 60% travaillent entre 30 et 50 heures par semaine. Enfin, ils sont 35% à prendre trois ou quatre semaines de congés par an, 26% à en prendre cinq ou six… ce qui n’est pas si mal !

Les données concernant les revenus des traducteurs réservent quelques surprises : le chiffre d’affaires annuel des free-lance s’étale entre moins de 5 000 euros et plus de 200 000, avec une distribution assez régulière entre ces deux extrêmes.

Pour finir, les dernières pages de l’étude (57 et suivantes) présentent les tarifs minimaux et maximaux constatés pour un vaste panel de combinaisons de langues. Un outil bien utile pour se repérer à une heure où la crise des métiers de la traduction/adaptation audiovisuelle peut inciter certains adaptateurs à diversifier leur offre de services (diversification facilitée par la mise en place du statut d’auto-entrepreneur).

Le fichier pdf présentant l’étude au grand complet peut être téléchargé ici.

Rappelons qu’à son (modeste) niveau, l’ATAA mène également un suivi des tarifs de la traduction audiovisuelle constatés parmi ses adhérents par le biais d’une rubrique de son forum, et que tous les membres de l’association sont invités à participer à cet «  observatoire des tarifs  ». Notre ambition (ou plutôt, notre rêve…) est bien sûr de recueillir nous aussi un millier de réponses l’an prochain !

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juil 19

La Bibliothèque du Film (BiFi) propose sur son site un article d’Isabelle Champion consacré aux « versions multiples » :

1930-1935 : Les versions « multiples », de l’arrivée du parlant à la mise au point du doublage

Il s’agit d’une intervention faite lors de la Journée d’études consacrée aux studios de cinéma, qui s’est tenue à la Cinémathèque française le 15 avril 2010, en écho à l’exposition « Tournages : Paris, Berlin, Hollywood, 1910-1939 », dont Isabelle Champion est co-commissionnaire.

Le site de la BiFi propose d’autres articles de l’activité patrimoniale, dont un compte rendu en deux parties de la journée d’études citée ci-dessus (1ère partie, 2è partie).

Signalons enfin qu’on peut visiter l’exposition Tournages : Paris, Berlin, Hollywood, 1910-1939 jusqu’au 1er août.

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juin 11

C'est pour un sondage !A l’initiative de nos amis de Subtle, l’association britannique des traducteurs de l’audiovisuel, un grand sondage à destination des auteurs de sous-titrage vient d’être lancé. Il vise à mieux connaître les tarifs et conditions de travail de cette branche spécifique de notre secteur, à savoir le sous-titrage interlinguistique.

Avec d’autres organisations sœurs européennes, l’Ataa soutient l’opération et le résultat de ce sondage ambitieux sera publié sur notre site. Nous avons fait le test, répondre au questionnaire ne prend qu’un petit quart d’heure.

Auteurs de sous-titrage, sortez de l’ombre et cliquez ici pour parler de vous ! N’attendez pas, vous avez jusqu’au 30 juin !

Survey on subtitling rates and working conditions

Organisations participantes :
FBO, Syndicat des journalistes danois, branche traduction audiovisuelle
STAW, association polonaise des traducteurs de l’audiovisuel
ESIST
Forum des sous-titreurs finlandais
Subtle, the Subtitler’s Association
ATRAE, Asociación de Traducción y Adaptación Audiovisual de España
AIDAC, Associazione Italiana Dialoghisti Adattatori
BZO, Dutch Association of Subtitlers
ATAA, Association des Traducteurs / Adaptateurs de l’Audiovisuel

mai 18

Vendredi 21 mai, à partir de 9h30, la Bibliothèque Nationale de France rend hommage au cinéaste David MacDougall, en sa présence. L’entrée est libre et gratuite. Voici le début du texte de présentation de cette journée :

Mal connu en France, David MacDougall est généralement considéré comme le plus important représentant du cinéma anthropologique dans le monde anglo-saxon aujourd’hui. A l’occasion des 25 ans de la Société Française d’Anthropologie Visuelle, la BnF et la SFAV organisent une journée en l’honneur de ce documentariste dont l’œuvre, entamée à la fin des années soixante, a été primée dans les festivals du monde entier. En collaboration avec son épouse Judith, David MacDougall a inventé une manière moderne de rendre compte de l’expérience vécue et de la vision du monde des personnes qu’il filme. Il fut ainsi – évolution en apparence anodine, mais en réalité cruciale – le premier à sous-titrer la parole « indigène » au lieu de la doubler, la donnant ainsi d’un coup à entendre comme jamais auparavant.

Cet événement nous donne l’occasion de revenir sur un texte important de David MacDougall : « Subtitling Ethnographic Films », d’abord publié en 1995 dans la revue Visual Anthropology Review, puis remanié et repris dans le livre Transcultural Cinema (1998), où l’on trouve également d’autres textes sur le cinéma ethnographique.

MacDougall commence par insister sur l’importance du sous-titrage dans ce type de cinéma :

L’apparition des premiers films ethnographiques sous-titrés, dans les années 1970, eut sur le public un impact comparable à celle des premiers films étrangers en VO sous-titrée [aux États-Unis], peu après la Seconde Guerre mondiale. Avant cela, quasiment tous les films ethnographiques étaient bâtis autour d’un commentaire en voice-over» qui évoquait les personnes montrées à l’écran, mais ne leur passait que rarement la parole. Si, par chance, on les entendait s’exprimer, leurs propos étaient tout simplement ignorés (ce qui impliquait qu’ils ne valaient pas la peine d’être compris) ou bien traduits par une voix recouvrant la leur et qui, en un sens, parlait à leur place. (…)

Le sous-titrage fit entrer le cinéma ethnographique dans une nouvelle phase. Dès lors, les spectateurs n’eurent plus seulement accès à des informations orales à propos des individus apparaissant dans ces films, mais purent les voir et les entendre d’une façon plus directe.

Il se penche ensuite sur le processus de sous-titrage proprement dit, fournissant de nombreux exemples tirés de son expérience en tant que réalisateur surveillant de près cette étape (intervenant donc pour lui à la phase de la post-production). Choix des informations à retenir, découpage, registres de langue, durée des sous-titres : autant de points sur lesquels il réfléchit, de façon théorique autant que concrète. Enfin, dans la dernière partie du texte, « Les limites du sous-titrage », il reconnaît un certain nombre de défauts liés à ce mode de traduction, qui s’opère au détriment de la communication non-verbale, par exemple.

Gageons que l’on pourra juger sur pièces vendredi en découvrant plusieurs films de David MacDougall. A ce propos, le programme de la BnF donne un avertissement à la logique quelque peu étrange : « Attention : certains films sont présentés avec un sous-titrage en anglais. Ils pourront néanmoins être suivis sans difficultés » !

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mar 25
On vous attend !

On vous attend !

L’ATAA organise sa première réunion publique de l’année 2010 !

Elle s’adresse bien sûr à ses adhérents, mais aussi à tous les traducteurs et adaptateurs qui souhaitent en savoir plus sur l’association, suivre son action et rencontrer ses membres.

Nous vous attendons nombreux le jeudi 29 avril, à partir de 18 heures, à la Fémis (6 rue Francœur, Paris 18e). La réunion débutera à 18h30 précises.

Au menu de la soirée :
- Les 4 ans de l’ATAA : un bilan
- Résultat du questionnaire sur les formations
- Projet de prix du sous-titrage

… Ainsi qu’un moment de détente autour d’un verre.

Important : il est impératif de s’inscrire au préalable auprès de info@traducteurs-av.org. Merci également de noter que toute inscription est ferme.

fév 22

L’article suivant est paru dans le Bulletin des Auteurs, revue trimestrielle du  SNAC (Syndicat National des Auteurs et Compositeurs), au sein duquel se trouve  un groupement doublage/sous-titrage. Nous remercions vivement Vanessa Bertran de nous avoir autorisés à reprendre ce texte ici.

La numérisation dans la filière : les entreprises ont quelques perfos d’avance…

Par Vanessa Bertran


Qu’importe le flacon… Le plaisir d’écrire reste le même, qu’on utilise le crayon à papier ou la bande rythmo virtuelle, c’est l’auteur qui doit s’imposer à la technique et non l’inverse. Mais force est de constater que l’apparition du numérique dans les filières doublage et sous-titrage a considérablement modifié notre manière de travailler, tant d’un point de vue pratique que juridique et économique. Libre à chacun de juger s’il s’agit d’un progrès, et si ça n’en est pas encore un, pourquoi ne pas essayer, par notre action, de faire en sorte qu’il le devienne ?

Pour ce qui est du doublage, l’apparition des redoutées « machines » apporte à l’auteur des fonctionnalités indéniablement pratiques : ne plus avoir à relire le texte de la calligraphe en tremblant devant d’éventuels changements incongrus, pouvoir garder une copie numérique du script français sans avoir à la réclamer à cor et à cris à l’entreprise, faire des allers-retours aisément dans le film sans avoir à souffrir d’une tendinite pour aller de la boucle 1 à la 50… Mais à quel prix ? La mission de l’auteur a changé, c’est incontestable. Il a toujours existé des auteurs qui préféraient faire leur propre détection, mais les cas étaient isolés. Désormais, beaucoup d’entreprises imposent, quand elles font travailler les auteurs en virtuel, que nous fassions la détection… pour le même tarif. Une sorte de forfait qui frôle l’aumône et qui place l’auteur et l’entreprise en infraction car la prestation technique qu’est la détection devrait relever du salariat alors qu’elle se retrouve souvent aujourd’hui rémunérée en droits d’auteur. La machine, le numérique n’y sont pour rien, j’en conviens. Mais dans notre cas ils ont permis aux clients de massacrer une profession.

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fév 18

sacem-imgLe 17 décembre dernier, la Sacem a convoqué une Assemblée Générale Extraordinaire qui avait entre autres objectifs de modifier les statuts et permettre la mise en place de la procédure de vote électronique pour les élections au Conseil d’Admnistration et aux commissions statutaires de la Sacem.

Ceci signifie qu’à partir de la prochaine Assemblée Générale, qui se tiendra le 15 juin prochain, tous les membres de la Sacem sans exception auront le droit de voter sans se déplacer.
Jusqu’à présent, seuls les sociétaires professionnels ou définitifs recevaient une convocation et pouvaient voter par correspondance, les simples membres devaient se rendre sur place.
L’instauration du vote électronique est une avancée qui devrait permettre à terme aux auteurs de sous-titrage et de doublage d’être pris en compte à la Sacem.
Nous vous tiendrons informés de la marche à suivre le moment venu.

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nov 27

Un petit film formidable réalisé par Ivan Verbizh pour la semaine du sous-titrage.
Avec les interventions de Sophie Benaben, coordinatrice du pôle sous-titrage sourds & malentendants de l’ATAA, et de Thierry Jullien, du CAASEM.

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nov 22
semainedusoustitrage

Semaine du sous-titrage, du 18 au 24 novembre 2009

A quand le cinéma accessible aux personnes sourdes ou malentendantes ?

C’est le « sous-titre » de la semaine du sous-titrage, organisée par l’Unisda et l’Afideo. Sa mission : développer le sous-titrage en France des programmes télévisés, des films français dès leur sortie en salle, en DVD et en VOD, et de la publicité.

L’Ataa participera à la table ronde qui aura lieu le mardi 24 novembre 2009 de 10h30 à 12h30, intitulée « Sous-titrage : quelles exigences de qualité pour le public et les professionnels ? ». Seront présents des représentants des personnes sourdes, des professionnels du sous-titrage, des laboratoires de sous-titrage et des chaînes de télévision.

Ouverture par Patrick Gohet, président du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées.

Espace Fondation EDF
6 rue Récamier
Paris 7ème
métro Sèvres-Babylone

Pour tout le programme de la semaine du sous-titrage : semainedusoustitrage.org

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