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fév 22

L’article suivant est paru dans le Bulletin des Auteurs, revue trimestrielle du  SNAC (Syndicat National des Auteurs et Compositeurs), au sein duquel se trouve  un groupement doublage/sous-titrage. Nous remercions vivement Vanessa Bertran de nous avoir autorisés à reprendre ce texte ici.

La numérisation dans la filière : les entreprises ont quelques perfos d’avance…

Par Vanessa Bertran


Qu’importe le flacon… Le plaisir d’écrire reste le même, qu’on utilise le crayon à papier ou la bande rythmo virtuelle, c’est l’auteur qui doit s’imposer à la technique et non l’inverse. Mais force est de constater que l’apparition du numérique dans les filières doublage et sous-titrage a considérablement modifié notre manière de travailler, tant d’un point de vue pratique que juridique et économique. Libre à chacun de juger s’il s’agit d’un progrès, et si ça n’en est pas encore un, pourquoi ne pas essayer, par notre action, de faire en sorte qu’il le devienne ?

Pour ce qui est du doublage, l’apparition des redoutées « machines » apporte à l’auteur des fonctionnalités indéniablement pratiques : ne plus avoir à relire le texte de la calligraphe en tremblant devant d’éventuels changements incongrus, pouvoir garder une copie numérique du script français sans avoir à la réclamer à cor et à cris à l’entreprise, faire des allers-retours aisément dans le film sans avoir à souffrir d’une tendinite pour aller de la boucle 1 à la 50… Mais à quel prix ? La mission de l’auteur a changé, c’est incontestable. Il a toujours existé des auteurs qui préféraient faire leur propre détection, mais les cas étaient isolés. Désormais, beaucoup d’entreprises imposent, quand elles font travailler les auteurs en virtuel, que nous fassions la détection… pour le même tarif. Une sorte de forfait qui frôle l’aumône et qui place l’auteur et l’entreprise en infraction car la prestation technique qu’est la détection devrait relever du salariat alors qu’elle se retrouve souvent aujourd’hui rémunérée en droits d’auteur. La machine, le numérique n’y sont pour rien, j’en conviens. Mais dans notre cas ils ont permis aux clients de massacrer une profession.

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fév 18

sacem-imgLe 17 décembre dernier, la Sacem a convoqué une Assemblée Générale Extraordinaire qui avait entre autres objectifs de modifier les statuts et permettre la mise en place de la procédure de vote électronique pour les élections au Conseil d’Admnistration et aux commissions statutaires de la Sacem.

Ceci signifie qu’à partir de la prochaine Assemblée Générale, qui se tiendra le 15 juin prochain, tous les membres de la Sacem sans exception auront le droit de voter sans se déplacer.
Jusqu’à présent, seuls les sociétaires professionnels ou définitifs recevaient une convocation et pouvaient voter par correspondance, les simples membres devaient se rendre sur place.
L’instauration du vote électronique est une avancée qui devrait permettre à terme aux auteurs de sous-titrage et de doublage d’être pris en compte à la Sacem.
Nous vous tiendrons informés de la marche à suivre le moment venu.

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nov 27

Un petit film formidable réalisé par Ivan Verbizh pour la semaine du sous-titrage.
Avec les interventions de Sophie Benaben, coordinatrice du pôle sous-titrage sourds & malentendants de l’ATAA, et de Thierry Jullien, du CAASEM.

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nov 22
semainedusoustitrage

Semaine du sous-titrage, du 18 au 24 novembre 2009

A quand le cinéma accessible aux personnes sourdes ou malentendantes ?

C’est le « sous-titre » de la semaine du sous-titrage, organisée par l’Unisda et l’Afideo. Sa mission : développer le sous-titrage en France des programmes télévisés, des films français dès leur sortie en salle, en DVD et en VOD, et de la publicité.

L’Ataa participera à la table ronde qui aura lieu le mardi 24 novembre 2009 de 10h30 à 12h30, intitulée « Sous-titrage : quelles exigences de qualité pour le public et les professionnels ? ». Seront présents des représentants des personnes sourdes, des professionnels du sous-titrage, des laboratoires de sous-titrage et des chaînes de télévision.

Ouverture par Patrick Gohet, président du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées.

Espace Fondation EDF
6 rue Récamier
Paris 7ème
métro Sèvres-Babylone

Pour tout le programme de la semaine du sous-titrage : semainedusoustitrage.org

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oct 07
pariscience

Pariscience : un festival de bas tarifs

Pariscience, le Festival international du film scientifique, a lieu cette année du 7 au 11 octobre au Muséum national d’histoire naturelle (Jardin des Plantes). Plusieurs dizaines de films sont présentés et 24 d’entre eux sont en lice pour décrocher l’un des prix décernés par le festival. Un jury composé majoritairement de scientifiques est chargé de désigner les gagnants.

Face à ce parterre de spécialistes, tout porte à croire que les documentaires retenus pour la dernière étape de la compétition sont de très haut niveau (un premier « tri » est effectué parmi 350 films présentés). Mais qu’en est-il de leur traduction ? En effet, les œuvres sélectionnées viennent du monde entier et doivent donc être traduites avant d’être présentées au public parisien. Une étape qui ne saurait être traitée à la légère.

Un documentaire scientifique peut facilement perdre de sa rigueur et de sa pertinence du fait d’une traduction approximative, vite faite ou mal documentée. C’est un genre qui requiert toujours des recherches approfondies – en bibliothèque et sur Internet, bien sûr, mais aussi au téléphone, dans les musées, « sur le terrain », lorsqu’il devient nécessaire de contacter des spécialistes de la ou des discipline(s) concernée(s) pour se faire expliquer tel mécanisme ou tel phénomène. Tout l’enjeu est de rendre le documentaire accessible au grand public sans pour autant simplifier à l’excès son propos. Ici, impossible d’« employer un mot pour un autre », chaque terme a son importance. Pour obtenir une traduction de qualité, il faut donc permettre à l’adaptateur de prendre son temps et de se consacrer pleinement à son travail. Plus prosaïquement, il faut le payer correctement.

Or les traductions du Festival international du film scientifique sont sous-traitées entre autres à une société de postproduction qui impose à ses traducteurs un tarif forfaitaire particulièrement bas. Une fois ramené au feuillet de traduction et au sous-titre, le tarif n’atteint même pas la moitié du tarif syndical. Bien sûr, pour ce prix défiant toute concurrence compétente, le traducteur (souvent plutôt littéraire de formation) est censé pouvoir passer avec la même aisance de l’archéologie aux mathématiques, de la physique des particules à l’astronomie, de la robotique aux nanotechnologies ou encore à la physique quantique (« tellement difficile à vulgariser », précise le président du jury de Pariscience, l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, interviewé sur France Info le 6 octobre 2009).

Pariscience se présente pourtant comme un événement prestigieux, bénéficiant du soutien d’un nombre impressionnant de partenaires : le Muséum d’histoire naturelle, la Mairie de Paris, la Région Ile-de-France, Veolia Environnement, le CNRS, le ministère de la Recherche, le Commissariat à l’énergie atomique, le CNES, l’INSERM, l’IFREMER, Arte, la PROCIREP, Le Monde, Science et Avenir, Okapi ou encore l’INA. Difficile de croire que cette manifestation de grande envergure ne peut pas se permettre de payer ses traducteurs à un tarif décent.

Une fois de plus, les traducteurs sont donc les grands oubliés de la fête, du fait de calculs à court terme. A long terme, bien sûr, la logique est plus que périlleuse : traiter avec autant de légèreté les versions françaises des documentaires présentés, c’est risquer de compromettre sérieusement la réception des œuvres par le public. Si l’ambition affichée du festival est de faire « connaître, savoir et comprendre » les avancées des sciences par l’entremise du film, les spectateurs pourraient, en fin de compte, se sentir plutôt troublés, consternés et définitivement rebutés.

Interrogé sur ce qui fait « un bon film scientifique », Jean-Pierre Luminet déclarait hier au micro de Marie-Odile Monchicourt : « Un bon film scientifique, c’est évidemment un film avec un contenu puissant et moderne, qui a une réalisation si possible pas trop traditionnelle (…) et un sujet fort – la science, heureusement, propose constamment des sujets forts. (…) Et la mise en boîte finale : ça inclut tout, la voix, la musique, la beauté de l’image. ».

« Et la traduction », aimerions-nous ajouter.

Pour en savoir plus sur la traduction de documentaires, consulter l’article qui y est consacré sur le site de l’ATAA.

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sept 21

Voici donc le second volet de cette passionnante revue des choses à faire (et à ne pas faire) quand on débute, ou qu’on tente de débuter, dans la profession. Si vous n’avez pas lu le premier, c’est ici.

Un labyrinthe (le métier), un fil (l'Ataa)... et les dangers qui guettent

Un labyrinthe (le métier), un fil (l'Ataa)... et les dangers qui guettent

Dans les sociétés de postproduction qui commandent des traductions, on rencontre toutes sortes d’interlocuteurs, des gens charmants et honnêtes comme des personnages fort déplaisants. Voici dix phrases qui doivent vous alerter quant à la bonne foi et l’honnêteté de votre client. Notez que dans tous les cas, il est surtout question d’argent, car malheureusement, c’est bien souvent LA question qui fâche dans les relations entre auteurs de traductions audiovisuelles et laboratoires de postproduction.

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sept 14

Petit oiseau deviendra grand ?

Petit oiseau deviendra grand ?

C’est la rentrée : les feuilles tourbillonnent, les journées raccourcissent, les vacances sont finies… et les stages aussi.

L’Ataa reçoit de nombreux courriels de traducteurs fraîchement diplômés ou d’étudiants pleins d’entrain souhaitant se lancer dans la traduction audiovisuelle, malgré l’état fort déprimé de ce secteur décrit avec réalisme dans les articles concernant « Les réalités du secteur » sur le site de l’association.

Voici une compilation en deux parties de conseils destinés à ces fringants professionnels en devenir qui se retrouveront bientôt au cœur de la jungle audiovisuelle. Elle répertorie notamment les bobards les plus courants dans la profession – une liste qui n’est bien sûr pas exhaustive : les remarques, ajouts, réactions et rectifications sont les bienvenus (blog@traducteurs-av.org).

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juin 09
Pierre Calamel, misteur Sacem !

Pierre Calamel, misteur Sacem !

L’assemblée générale de la Sacem aura lieu le 16 juin à 14h30. On y élira le Conseil d’administration et les commissions statutaires. Cette année, pour la première fois, un auteur de doublage, Pierre Calamel, se présente au CA de la Sacem. Soutenir sa candidature servirait notre profession et augmenterait notre visibilité au sein de la Sacem.

Attention : il est probable que vous n’ayiez pas reçu de matériel de vote, mais tous les membres de la Sacem ont le droit de voter s’ils se déplacent.

Voici un petit portrait de notre candidat, tiré de l’Ecran Total spécial Cannes de 2005.

Après un passage par la musique, comme studio manager au mythique château d’Hérouville de Michel Magne (1973 – 1978), Pierre Calamel fait ses débuts au cinéma comme attaché de presse. Il est chargé pour Cinema International Corporation (MGM, United Artists, Paramount, Universal) de traduire et adapter les brochures de presse. « Je voyais les films en même temps qu’Anne et Georges Dutter et je rêvais. » A force de « tanner » le directeur technique, il obtient de faire un essai, puis adapte son premier film en 1986, Week-end de terreur. Depuis, il a signé la version française d’une quarantaine de longs métrages (le plus souvent doublage et sous-titrage), dont A la recherche de Bobby Fischer, In & Out, Fast and Furious, Flesh and Bone, Mo’Better Blues, American Me, Star Trek, Le grand bleu, d’une dizaine de téléfilms HBO ainsi que plusieurs épisodes de séries (Olive et Tom, Fallen Angels, Profiler, Boomtown).

Pierre Calamel est très engagé dans la défense de son métier. Il est membre de la commission de l’Audiovisuel de la Sacem depuis 2003 et membre du conseil syndical et du comité directeur du groupement Doublage et Sous-titrage du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (SNAC).

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avr 14
Dr House

Le sourire du Dr House

L’excellent doublage de la série Dr House est enfin sous les projecteurs ! Mais peut-être pas sous son meilleur jour… Un article de Télérama.fr titré « Le Dr House antisémite ? » a très vite suscité une vive polémique. L’article a provoqué des réactions en cascade, d’abord des internautes, puis les excuses de TF1 et celles de la traductrice, interviewée dans Libération. Dans la foulée, d’autres médias se sont emparés de l’affaire, qui a fait le tour de la toile et de la blogosphère.

Au-delà de la polémique et à tête reposée, ce qui ressort de cette affaire, c’est que nos métiers sont méconnus. L’Ataa a donc saisi l’occasion pour écrire un petit mot aux journalistes de Télérama et de Libération, que voici : suite »

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mar 25
couverture Générique(s) mars 2009

couverture Générique(s) mars 2009

Le magazine Générique(s) publie ce mois-ci un article de 3 pages sur le sous-titrage en général et celui des séries en particulier. Interviews croisées de fansubbers et d’un auteur de sous-titrage professionnel (membre de l’ATAA bien sûr), éclairage sur le métier, les contraintes techniques, économiques etc… Bref une mine d’infos à mettre entre toutes les mains !

http://www.generiques-mag.com/

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