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fév 05
L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, 1929 © D.R.

L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, 1929 © D.R.

Traducteur notoire et historien du cinéma, Bernard Eisenschitz s’intéresse au film sous toutes ses formes. Le Centre Pompidou lui a confié la programmation d’un cycle de projections-conférences intitulé Ceci n’est pas… un documentaire.

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Derrière un titre un peu provocateur, ton propos n’est pas de nier le film documentaire en tant que genre, mais de dire qu’aucun film ne peut prétendre montrer la réalité objective des choses, c’est bien ça ?

B.E.: Oui, ce cycle est le quatrième d’une série qui s’appelle Regards critiques. Jean-Louis Comolli a d’abord proposé un survol à la fois précis et large de l’histoire du documentaire, puis Sylvie Lindeperg a présenté son rapport avec et l’histoire, et Daniel Deshays le documentaire et le son.

Quand j’ai commencé à réfléchir à cette programmation, je me suis aperçu que depuis que je voyais des films, je ne faisais pas de différence entre le documentaire et la fiction, même s’il y a évidemment des extrêmes. Et il y a des moments où ça se croise. C’est un peu comme quand Renoir disait qu’il n’existe pas de cheval noir ou blanc, mais différentes gradations de gris. On est toujours dans quelque chose qui fait intervenir la fiction, le choix même de l’intervention relève de la fiction. On ne devrait pas l’appeler fiction, évidemment. Mais on est loin de l’idéal de cet enregistrement pur et objectif des caméras de surveillance. Encore que les caméras de surveillance, précisément, sont mises à des points stratégiques et ne voient pas nécessairement ce qu’elles devraient voir.

Je suis donc parti de cette idée et j’ai pris des films qui pour moi étaient mystérieux, qui n’étaient solubles ni dans le documentaire ni dans la fiction, qui permettaient de se poser des questions, et j’étais curieux d’essayer ça avec un public. suite »

mai 19
Le héros du jour dans ses habits de lumière

Le héros du jour dans ses habits de lumière

Pour la première fois de son histoire,
un traducteur de l’audiovisuel se présente au conseil d’administration de la Scam. Son nom :
Christophe Ramage. Comme tous les super-héros, il s’entoure d’une aura de mystère et rechigne à parler de lui, mais les enquêteurs de l’Ataa ont tout de même réussi à glaner quelques informations sur le personnage…

Né sous un pied de vigne bourguignon, le jeune homme débarque à Paris dans les années 90, sa cape et son collant dans sa valise. Il intègre l’Institut Supérieur d’Interprétation de Traduction (ISIT) et adopte dès lors la combinaison, linguistique cette fois, qui ne le quittera plus : anglais et allemand -> français. Il se lance ensuite dans la traduction audiovisuelle en apprenant le métier sur le tas, au contact des professionnels. Dès 1996, le destin lui sourit et il s’installe à son compte. Depuis, il vole de toits en toits la nuit pour aérer son costume et adapte des documentaires le jour pour divers laboratoires de doublage/sous-titrage et sociétés de production.

Membre de la première heure de l’Ataa, il est aussi sociétaire de la Scam. A l’arrivée du printemps, mû par son sens du devoir, il a chaussé ses célèbres bottines rouges, bouclé son ceinturon et le voici candidat au conseil d’administration de la Scam, pour la plus grande fierté des traducteurs de l’audiovisuel.

VOTEZ POUR CHRISTOPHE !
Membres de la Scam, vous le trouverez sur la liste A « auteurs d’oeuvres audiovisuelles ».
Si ce n’est déjà fait, vous pouvez voter dès maintenant en ligne, ou encore le 3 juin, lors de l’assemblée générale de la Scam.

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