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	<title>ATAA</title>
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	<link>http://www.traducteurs-av.org/blog</link>
	<description>Le blog de l'association des traducteurs / adaptateurs de l'audiovisuel</description>
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		<title>Pour en finir avec les déflegmateurs</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 07:44:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ataa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités diverses]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Dom Zly]]></category>
		<category><![CDATA[Ha Ha Ha]]></category>
		<category><![CDATA[Hong Sang Soo]]></category>
		<category><![CDATA[qualité]]></category>
		<category><![CDATA[Sous-titrage]]></category>
		<category><![CDATA[Wojciech Smarzowski]]></category>

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		<description><![CDATA[Jamie Stokes est anglais, il vit en Pologne et il aime le cinéma. Ne parlant pas couramment le polonais, il a, souvent pour son malheur, un besoin absolu de sous-titrage pour regarder et comprendre les films. En janvier dernier, il s’est plaint sur un blog de la piètre qualité des sous-titres du film Dom Zly [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jamie Stokes est anglais, il vit en Pologne et il aime le cinéma. Ne parlant pas couramment le polonais, il a, souvent pour son malheur, un besoin absolu de sous-titrage pour regarder et comprendre les films. En janvier dernier, il s’est plaint <a href="http://polandian.home.pl/index.php/2010/06/21/english-subtitle-failure/">sur un blog</a> de la piètre qualité des sous-titres du film <em><a href="http://www.imdb.com/title/tt1485698/">Dom Zly</a></em> (<em>The Bad House</em> ou <em>The Dark House</em>) de Wojciech Smarzowski. Gêné et déçu une fois de plus, Jamie a adressé à Film It, la société de production, un courrier mentionnant une quinzaine d’erreurs sur les 150 environ qu’il avait relevées. Nous en avons sélectionné cinq ci-dessous pour lesquels nous tentons de donner un équivalent français.</p>
<p></br><br />
<img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/good-with-mechanics.bmp" alt="good with mechanics" title="good with mechanics" class="aligncenter size-full wp-image-1084" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;He’s good with mechanics&nbsp;&raquo;</strong> au lieu de &laquo;&nbsp;He’s good with machines&nbsp;&raquo; (« Il sait y faire avec les mécaniciens&nbsp;&raquo; à la place de &laquo;&nbsp;Il sait y faire avec les machines&nbsp;&raquo;).</p>
<p></br><br />
<img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/bulls-eye.bmp" alt="bull&#039;s eye" title="bull&#039;s eye" class="aligncenter size-full wp-image-1081" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Because you hit the bull’s eye as far as article assortments go&nbsp;&raquo;</strong>. Là, l’énigme reste entière. Hasardons-nous toutefois à une traduction : &laquo;&nbsp;Parce que tu as mis dans le mille en ce qui concerne la collection d’articles.&nbsp;&raquo; Si vous parlez polonais et si vous avez vu ce film ou si, en lisant cette phrase, vous faites le rapprochement avec une expression polonaise traduite mot à mot, n’hésitez pas à <a href="mailto:blog@traducteurs-av.org">nous contacter</a>.</p>
<p></br><br />
<img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/emblazonments.bmp" alt="emblazonments" title="emblazonments" class="aligncenter size-full wp-image-1083" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;He wanted to stop emblazonments&nbsp;&raquo;</strong> (« Il voulait faire cesser les blasonnements&nbsp;&raquo;). En héraldique, le blasonnement, dans son sens le plus fréquent, est l&#8217;action de lire ou déchiffrer des armoiries. La personne qui a fait les sous-titres, a peut-être cherché en vain le mot &laquo;&nbsp;embezzlements&nbsp;&raquo; qui signifie &laquo;&nbsp;malversations&nbsp;&raquo; et du coup, le sous-titre pourrait signifier (mais rien n’est moins sûr) : &laquo;&nbsp;Il voulait faire cesser les malversations.&nbsp;&raquo;</p>
<p></br><br />
<img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/dephlegmator.bmp" alt="dephlegmator" title="dephlegmator" class="aligncenter size-full wp-image-1082" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Dephlegmator!&nbsp;&raquo; </strong>: &laquo;&nbsp;déflegmateur&nbsp;&raquo; ? Là encore, nous renouvelons notre appel aux locuteurs du polonais !</p>
<p></br><br />
<img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/vouched.bmp" alt="vouched" title="vouched" class="aligncenter size-full wp-image-1080" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;You vouched that the dog knocked down the crate to the ground&nbsp;&raquo;</strong> (« Tu t’es porté garant que le chien avait fait tomber la caisse par terre&nbsp;&raquo;). Il est vrai que &laquo;&nbsp;jurer&nbsp;&raquo; (« swore&nbsp;&raquo;) serait peut-être plus approprié. &laquo;&nbsp;Vouch&nbsp;&raquo; ne se dit pas dans ce cas et il se construit avec &laquo;&nbsp;for&nbsp;&raquo; de toute façon. C’est une erreur que ne ferait jamais un traducteur anglophone.</p>
<p></br></p>
<p style="text-align: justify;">Par retour de courrier, la production de <em>Dom Zly</em> a bredouillé quelques explications piteuses telles que le manque de temps ou la difficulté du vocabulaire, mais elle a juré ses grands dieux que la traduction avait été relue par des anglophones. Au vu des multiples erreurs de grammaire, il est permis d’en douter. Il est probable que ce courrier ne fera pas changer la situation mais l’article a attiré de nombreux commentaires sur le blog. Il existe des spectateurs mécontents et ils ne sont pas seuls à pester dans leur coin, en Pologne ou ailleurs dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’anecdote, cet article a le mérite de soulever plusieurs questions : pourquoi fait-on sous-titrer les films ? La réponse qui vient spontanément à l’esprit est que la traduction sous-titrée permet de faire comprendre le sens d’un film à un public étranger. Pourtant dans le cas de <em>Dom Zly</em>, personne n’a compris les sous-titres, qui au lieu d’aider à la compréhension, ont provoqué des ricanements et détourné l’attention du public. En outre, il était indispensable de parler le polonais pour comprendre les sous-titres anglais.</p>
<p style="text-align: justify;">Se peut-il qu’il existe une autre réponse à cette question ? Les films à moyen ou petit budget, dont les droits n’ont pas encore été vendus à des distributeurs étrangers, commencent souvent leur carrière dans les festivals. Lors du dépôt de candidature auprès d’un comité de sélection, le sous-titrage est souvent un prérequis. Le producteur ou le vendeur international, ignorant si le film sera distribué, rechigne souvent à engager des frais supplémentaires dans des travaux qu’il estime accessoires, à un stade où le budget est peut-être déjà dépassé. C’est pourquoi il opte souvent pour une fausse bonne idée : confier la traduction à une vague connaissance cinéphile dont la qualité principale est de travailler gratuitement ou presque mais qui n’est ni traducteur ni locuteur de la langue vers laquelle il traduit. C’est alors que d’autres questions surgissent naturellement : que pensent les comités de sélection des festivals et plus tard, le public, de ce travail ? Se plaignent-ils ? Enfin, une mauvaise traduction joue-t-elle sur le palmarès d’un festival ? Sans doute.</p>
<p style="text-align: justify;">En mai 2010, le film coréen <em>Ha Ha Ha</em> de Hong Sang Soo a reçu le prix de la sélection « Un Certain Regard » du Festival de Cannes alors même que les sous-titres français en sont absolument incompréhensibles. On peut légitimement se demander si les sélectionneurs, et le jury après eux, ont remarqué qu’il y avait un problème. Peut-être ont-ils trouvé que les sous-titres, à mi-chemin entre le coréen et le français, truffés de coquilles et de fautes de français, ajoutaient à la drôlerie de cette comédie ? Ou peut-être plus certainement se sont-ils « rabattus » sur les <a href="javascript:;" class="hackadelic-sliderButton"onclick="toggleSlider('#hackadelic-sliderPanel-1', '#hackadelic-sliderNote-1')" title="expand/collapse slider: sous-titres anglais">sous-titres anglais&raquo;</a> <span class="hackadelic-sliderPanel hidden" id="hackadelic-sliderPanel-1"></span> du film qui semblaient plus cohérents.</p>
<p style="text-align: justify;">Hong Sang Soo, réalisateur et scénariste de <em>Ha Ha Ha</em>, sait-il que le public cannois a ricané en lisant les sous-titres français de son film ? Sait-il que des spectateurs, dont certains étaient des acheteurs potentiels, sont même sortis parce qu’ils ne comprenaient pas le film ? Si oui, s’en est-il plaint ? Et ceci amène une dernière série de questions. Pourquoi les auteurs d’un film ne sont-ils jamais sollicités pour l’étape de la traduction ? Y a-t-il d’autres étapes de la post-production qu’ils ne suivent pas ?</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis longtemps, les sous-titrages des films à petit ou moyen budget sont sacrifiés, et les progrès technologiques de ces dernières années tendent à accélérer et aggraver le processus, tout un chacun pouvant bricoler des sous-titres sur son ordinateur sans aucune compétence en la matière. C’est pourquoi les représentants des organisations professionnelles de traducteurs de l’audiovisuel et bien sûr, les traducteurs à titre individuel, chaque fois qu’ils le peuvent, doivent réagir et entreprendre un travail de pédagogie auprès des professionnels du cinéma afin de les sensibiliser à l’importance de la traduction. </p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde y gagnerait ! Les producteurs se rendraient compte qu’il vaut mieux prévoir le coût de traduction en amont dans leurs budgets pour qu’elle ne soit plus la mauvaise surprise venant s’ajouter à la liste des dépassements de budget. La traduction constitue une dépense minime au regard du coût d’un film, même à petit budget. (A titre d’exemple, <em>Dom Zly</em> a coûté environ 1 million de dollars (<a href="http://www.imdb.com/title/tt1485698/business">source</a>) ; un sous-titrage de qualité aurait coûté environ 3 000 euros en France soit quelque 0,3 % du budget total). Si le film est bien traduit, il a de meilleures chances d’être compris, apprécié, et donc acheté, par un distributeur local, le public le comprendra mieux et le bouche-à-oreille sera plus positif. En ce qui concerne les réalisateurs, nous savons que chaque fois qu’ils le peuvent, ils sont ravis de pouvoir travailler avec les traducteurs de leurs œuvres. Le lien direct avec l’auteur original permet de dissiper doutes et ambiguïtés et d’assurer le passage d’une langue à l’autre dans le respect du public, de l’œuvre et de son auteur. Nous sommes certains enfin que les membres des comités de sélection de festivals seraient eux, absolument ravis d’avoir des traductions professionnelles et donc fiables, pour visionner les films qu’ils sélectionnent. </p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans le souci d&#8217;accompagner les professionnels du cinéma et de l&#8217;audiovisuel qui sont amenés à commander des sous-titrages et des doublages, l’Ataa publiera prochainement une brochure de conseils à vocation pédagogique.</em></p>
<p class="facebook"><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.traducteurs-av.org/blog/deflegmateurs/" target="_blank"><img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/facebook_share_icon.gif" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.traducteurs-av.org/blog/deflegmateurs/" target="_blank" title="Share on Facebook">Partager</a></p><DIV id="hackadelic-sliderNote-1" class="hidden">A Cannes, les films sont projetés avec un double sous-titrage lorsque la langue originale n’est ni l’anglais ni le français. Une question vient à l’esprit : les jurys des festivals sont-ils aveugles ou polyglottes ?</DIV>]]></content:encoded>
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		<title>Comment doubler un film multilingue ?</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/comment-doubler-un-film-multilingue/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 14:45:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Cavani]]></category>
		<category><![CDATA[doublage]]></category>
		<category><![CDATA[Inglourious Basterds]]></category>
		<category><![CDATA[La Peau]]></category>
		<category><![CDATA[Tarantino]]></category>

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		<description><![CDATA[
Nous reproduisons ci-dessous un intéressant article du Film Français portant sur le doublage du film La Peau (La Pelle, Liliana Cavani, 1981), qui a pour particularité de comporter des dialogues en italien et en anglais. On regrettera néanmoins que dans la dernière phrase, un rapprochement malheureux puisse assimiler le doublage à des « horreurs&#160;».
Un film récent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1068" title="peau" src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/08/peau2-225x300.jpg" alt="peau" width="225" height="300" /></p>
<blockquote><p>Nous reproduisons ci-dessous un intéressant article du <em>Film Français</em> portant sur le doublage du film <em>La Peau</em> (<em>La Pelle</em>, Liliana Cavani, 1981), qui a pour particularité de comporter des dialogues en italien et en anglais. On regrettera néanmoins que dans la dernière phrase, un rapprochement malheureux puisse assimiler le doublage à des « horreurs&nbsp;».</p>
<p>Un film récent a mis sous les projecteurs le problème du multilinguisme au cinéma : <em>Inglourious Basterds</em> (Quentin Tarantino, 2009). A ce sujet, on pourra lire, en anglais, un billet de blog intitulé <a href="http://matsnews.blogspot.com/2010/02/tarantino-on-language-and-translation.html">Tarantino on language and translation</a>.</p>
<p>Interrogé au festival de Cannes en mai 2009, Tarantino déclarait : « Doubler ce film n&#8217;aurait aucun sens puisque le fait qu&#8217;on y parle plusieurs langues est crucial. Comment doubler Christopher Waltz quand il dit &#8216;Et maintenant, parlons en anglais&#8217; ? […] Il n&#8217;est pas question de sortir [<em>Inglourious Basterds</em>] doublé aux Etats-Unis. Le problème pourrait venir des pays européens comme l&#8217;Allemagne, l&#8217;Italie et l&#8217;Espagne qui ont l&#8217;habitude de doubler les films. Nous ne savons pas encore. Il va falloir parler.&nbsp;» (<em>Première</em> n°390, août 2009)</p>
<p>Notons qu’<em>Inglourious Basterds</em> est sorti en version doublée dans notre pays, alors que la France est étonnamment absente de cette énumération des pays ayant une grande tradition de doublage ! Un article sur le doublage français du film est d’ailleurs prévu pour un prochain numéro de la revue canadienne <a href="http://www.erudit.org/revue/meta/">Meta</a> (vol. 55, n°4 : «&nbsp;De la localisation à la délocalisation&nbsp;: le facteur local en traduction&nbsp;», sous la direction de Nicolas Froeliger et Jean-René Ladmiral). Cette étude est due à Nolwenn Mingant, dont les recherches portent sur les stratégies d’exportation du cinéma hollywoodien (voir son ouvrage <a href="http://www.cnrseditions.fr/Cinema/6244-hollywood-a-la-conquete-du-monde-nolwenn-mingant.html">Hollywood à la conquête du monde</a>, paru cette année).</p>
<p>En Italie, <em>Inglourious Basterds </em>a également été diffusé en version doublée&nbsp;: on pourra lire une critique du doublage du film tel qu’il a été diffusé dans ce pays, <a href="http://www.asinc.it/rec_dtt_00.asp?Id=249">en italien </a>ou en <a href="http://www.asinc.it/eng/ase_rwn_09.html">anglais</a>.</p>
<p>Enfin, signalons deux articles universitaires disponibles en ligne et consacrés au doublage des films multilingues :</p>
<p>- Christine Heiss, <a href="http://www.erudit.org/revue/meta/2004/v49/n1/009035ar.html">Dubbing Multilingual Films: A New Challenge?</a>, <em>Meta</em> vol. 49, n°1, avril 2004.</p>
<p>- Michela Baldo, <a href="http://www.intralinea.it/specials/dialectrans/eng_more.php?id=824_0_49_0_M">Dubbing multilingual films</a>, <em>inTRAlinea, Special Issue: The Translation of Dialects in Multimedia</em>, 2009.</p></blockquote>
<h3>Natacha Nahon et la tour de Babel</h3>
<p>Ange-Dominique Bouzet</p>
<p><em>Le Film Français</em> n°1877, 20/11/81, p.4.</p>
<p><em>La Peau</em>, c&#8217;est le choc de deux cultures : la rencontre des GI’s et de Naples, de l’armée la plus hygiénique de la terre avec la plus païenne, la plus sordide et la plus baroque des cités méditerranéennes, sur fond de guerre, de misères et d’atrocités. Babylone et Babel réunies. Le film tiré de ce roman « à images », Liliana Cavani l’a voulu, comme dans la réalité, fondé sur l’affrontement des langues : dans la version présentée à Cannes, les Américains parlaient américain et les Italiens italien. Et tous étaient sous-titrés…<span id="more-1054"></span></p>
<p>Mais les impératifs commerciaux de l’exploitation cinématographique s’accommodent mal du sous-titrage. Voilà pourquoi Natacha Nahon (qui avait déjà « doublé » <em>Portier de nuit</em> et <em>Au-delà du bien et du mal</em>) s’est retrouvée un jour dans les bureaux de Gaumont avec les responsables français du lancement de <em>La Peau</em>, pour étudier la meilleure façon de doubler le film tiré du roman de Malaparte. Mission un peu douloureuse. Et passablement problématique sur le plan pratique : comment faire ? Doubler une seule langue ? C’est la solution qui aurait le mieux respecté l’affrontement des caractères nationaux. Mais quelle langue doubler ? L’anglais ? Difficile pour l’identification des spectateurs. L’italien ? En laissant les dialogues américains en américain et en les sous-titrant ? Vérification faite, texte en mains, ils constituaient 70% du contenu du film. Faire une version dite doublée, qui aurait compris 70% de sous-titres… c’était mathématiquement impossible ! Confrontés au même problème, les Italiens, en Italie, avaient opté pour la langue unique. On décida donc, finalement, de s’aligner sur leur exemple en confectionnant une version « toute française ».</p>
<p>Anachronisme supplémentaire : le rôle de Malaparte, qui est censé tenir les fonctions d’interprète entre Américains et Italiens. « En italien, explique Natacha Nahon, on peut jouer sur les accents régionaux pour différencier les personnages. En français, c’est beaucoup plus artificiel et délicat. Nous avons eu la chance d’avoir Marcello Mastroianni qui se doublait lui-même, ce qui donnait déjà une &#8216;couleur&#8217; authentique au personnage de Malaparte. Nous avons joué sur la diction, sur la caractérisation sociale des autres rôles. M. Eduardo, le mafioso à la napolitaine, est incarné par un acteur à accent, justement : un Français d’origine arménienne, qui &#8216;fait la blague&#8217;, comme on dit dans le doublage ; les scènes qui l’opposent à Malaparte et à Lancaster étaient les plus paradoxales à doubler et en même temps, les plus intéressantes à exploiter. Car, en fait, Mastroianni ne traduit pas &#8216;littéralement&#8217; ce que disent ses compagnons, il biaise, il triche, il gagne du temps. Et ça, on peut le rendre, en français : on met parfaitement en valeur le côté &#8216;roublard&#8217; de la scène et de ses protagonistes ! »</p>
<p>Natacha avoue cependant que doubler <em>La Peau</em>, quand on aime et le cinéma et la littérature, ça met un peu mal à l’aise ! « C’est le cas exemplaire et limite qui montre à quel point un doublage, quel que soit le soin qu’on y apporte, ne sera jamais qu’un doublage ! »</p>
<p>Mais réaliser des prouesses dont on ne sait si ce sont des miracles ou des horreurs, n’est-ce pas, aussi, le sujet de<em> La Peau</em> ?</p>
<p><em>Les articles reproduits sur le site de l’ATAA le sont uniquement à des fins informatives, et non lucratives. N’hésitez pas à nous contacter si jamais certains documents sont protégés et que vous souhaitez que nous les enlevions.</em></p>
<p class="facebook"><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.traducteurs-av.org/blog/comment-doubler-un-film-multilingue/" target="_blank"><img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/facebook_share_icon.gif" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.traducteurs-av.org/blog/comment-doubler-un-film-multilingue/" target="_blank" title="Share on Facebook">Partager</a></p>]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Le point de vue du traducteur : adieu qualité, bonjour Qualité !</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/le-point-de-vue-du-traducteur/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 13:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interventions colloques]]></category>
		<category><![CDATA[Sous-titrage]]></category>
		<category><![CDATA[tarifs]]></category>

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		<description><![CDATA[Le point de vue du traducteur : adieu qualité, bonjour Qualité !
Estelle Renard
Voici la traduction de l&#8217;intervention présentée par Estelle Renard, au nom de l&#8217;ATAA, au 7e colloque Languages and the Media, qui a eu lieu début octobre 2008 à Berlin. Nous avons déjà publié ce texte en anglais : Goodbye quality(?).
L&#8217;ATAA sera présente à la prochaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le </strong><strong>point de vue du traducteur : adieu qualité, bonjour Qualité !</strong></p>
<p>Estelle Renard</p>
<blockquote><p>Voici la traduction de l&#8217;intervention présentée par Estelle Renard, au nom de l&#8217;ATAA, au 7e colloque <a href="http://www.languages-media.com/">Languages and the Media</a>, qui a eu lieu début octobre 2008 à Berlin. Nous avons déjà publié ce texte en anglais : <a href="http://www.traducteurs-av.org/blog/goodbye-quality/">Goodbye quality(?)</a>.</p>
<p>L&#8217;ATAA sera présente à la prochaine édition de Languages and the Media, du 6 au 8 octobre prochain, toujours à Berlin.</p></blockquote>
<p>L’an dernier, l’événement au box-office français n’a pas été une superproduction de Hollywood, mais une petite comédie sur les différences de langage et les préjugés ou les liens qu’elles produisent. <em>Bienvenue chez les Ch’tis</em> a remporté un immense succès, et plus de la moitié de la population française l’a vu. Comme il se fonde sur le langage et les plaisanteries langagières, le film aurait dû se perdre en traduction. Ce n’a pas été le cas. Grâce à la compétence du traducteur et à l’attention que leur a portée le réalisateur, les sous-titres anglais sont si bons qu’un journaliste du <em>Guardian </em>a suggéré qu’un tel tour de force méritait <a href="http://www.guardian.co.uk/film/2008/jul/21/french.cinema">la création d’une nouvelle catégorie d’Oscars pour les sous-titreurs</a>. C’est grâce à la qualité de sa traduction que le film a pu avoir une carrière internationale.</p>
<p>Si l’anecdote prouve quelque chose, ce n’est pas le goût raffiné des Français, mais la valeur du travail des traducteurs audiovisuels.</p>
<p>Et en effet :</p>
<p>- ce n’est pas seulement parce que sans traduction, un produit audiovisuel ne passera pas les frontières de son pays d’origine ;</p>
<p>- ni parce que sans bonne traduction, un programme sera diffusé, mais sans être apprécié à sa juste valeur et parfois sans même être compris.</p>
<p>La traduction est plus encore, elle donne une valeur ajoutée à ce qu’on appelle un « produit », pour adopter le vocabulaire commercial.</p>
<p>Cette histoire est intéressante aussi parce que la comédie des différences culturelles, et en particulier de celles qui passent par la langue, est le défi suprême pour un traducteur audiovisuel. Elle démontre que ce que nous faisons est, par essence, quelque chose de non quantifiable. Ce quelque chose est aussi au centre, au cœur même du métier que nous exerçons. La créativité et l’efficacité ne peuvent pas se mesurer ou se quantifier selon des critères industriels ou commerciaux.</p>
<p>Alors, comment évaluer quelque chose qui n’est pas quantifiable ? La question semble pertinente, mais dans notre industrie, elle nous entraîne dans une fausse direction. Dans ce secteur, toutes les sociétés, de la plus grande à la plus petite, se vantent de la qualité des traductions qu’elles offrent. En même temps, elles se vantent de pouvoir obtenir cette qualité à un prix défiant toute concurrence, prix qui se réduit d’année en année. Ma question est : qu’y a-t-il derrière ces proclamations ? Je voudrais montrer que la qualité telle que l’industrie la définit se « traduit » toujours par une réduction du tarif payé au traducteur. Pourquoi ?<span id="more-969"></span></p>
<p>***</p>
<p>Les mots clés des sociétés internationales de traduction sont :</p>
<p><strong>- Standardisation / globalisation</strong></p>
<p><strong>- Productivité</strong></p>
<p><strong>- Technologie.</strong></p>
<p>Demandons-nous comment chacune d’elles fonctionne par rapport à la traduction audiovisuelle, et si elles sont un moyen de parvenir à l’efficacité. Peuvent-elles parvenir à la qualité ?</p>
<p><strong>Standardisation</strong></p>
<p>Il ne s’agit pas ici de la standardisation technique, comme celle des formats de fichiers ou de vidéo, qui de toute évidence aident à la circulation des programmes audiovisuels. Je veux parler de la standardisation du travail intellectuel.</p>
<p>L’utilisation de listes types de repérage (<em>templates</em>) donne un exemple éloquent de la confusion entre qualité et réduction des prix. Le principal (et seul) avantage d’un repérage type est qu’il ne doit être fait qu’une fois, quel que soit le nombre de langues dans lesquelles le programme est traduit. Quand on l’utilise, les traducteurs doivent adapter leurs sous-titres à un repérage qui a été préparé pour une autre langue.</p>
<p>- Repérage anglais : <em>Bad girl</em> (7 caractères)</p>
<p>- Traduction en polonais : <em>Niegrzeczna dziewczynka</em> (22 car.)</p>
<p>Dans cet exemple, il faut plus de temps pour lire les mots polonais que les anglais. Avec un repérage type, ce temps supplémentaire n’est pas là. Il ne peut pas être modifié. Il est clair que c’est une mauvaise idée de fournir le même pour des langues tellement différentes. Un repérage de qualité est adapté à chaque langue et non le contraire. La liste type est le contraire exact de ce qui permet au spectateur une vision fluide et agréable.</p>
<p>Ainsi, la standardisation est une manière d’économiser de l’argent, mais non de produire une bonne traduction. La seule chose qu’elle peut fournir, c’est de la productivité.</p>
<p>Que signifie la <strong>productivité </strong>pour un traducteur ?</p>
<p>Le traducteur est un individu et non une société. Pour lui, il n’y a pas d’économie d’échelle. Un plus gros volume ne signifie pas un plus gros bénéfice. Programme pour programme, il ne fera pas plus de bénéfice s’il traduit dix films que s’il en traduit un seul. Il gagnera la même chose pour chaque film et ses bénéfices n’augmenteront pas en fonction du nombre de films qu’il traduit.</p>
<p>La productivité a un sens d’un point de vue industriel, mais pas pour le traducteur.</p>
<p>La <strong>technologie </strong>pourrait peut-être aider le traducteur. Que peut-elle pour lui ?</p>
<p>Eh bien, pas grand-chose. La technologie est un moyen, un outil. Un logiciel de sous-titrage, par exemple, est un excellent outil, mais c’est comme une voiture : on peut avoir la meilleure voiture du monde, du point de vue technologique, mais si on ne sait pas où on va, on n’arrivera plus vite nulle part. Certes, un logiciel aide le traducteur à travailler dans des conditions plus confortables, mais il ne peut pas l’aider à produire de meilleures traductions.</p>
<p>Admettons que la technologie nous permette de travailler plus rapidement. Dans ce cas, on pourrait dire qu’elle aide le traducteur à faire un meilleur travail : il est payé la même chose et travaille plus vite. Ce qui signifie qu’il peut réinvestir le temps gagné à retravailler sa traduction. Mais précisément, pour les traducteurs de l’audiovisuel, la technologie a toujours correspondu à une chute dramatique des tarifs et du temps accordé pour un travail donné. En France, les tarifs sont un tiers de ce qu’ils étaient il y a dix ans. Y a-t-il un seul secteur où les employés aient vu leur salaire réduit de 70% en dix ans ? Si nous ne réagissons pas, la même chose arrivera au doublage, avec la croissance rapide de logiciels de doublage virtuel.</p>
<p>Dans cette conférence, nous avons vu beaucoup de machines et de logiciels étonnants, mais je connais quelque chose d’encore plus étonnant : le cerveau humain. Une machine transcode, le cerveau d’un traducteur prend une phrase dans son contexte et la transfère dans une autre langue. Les langues ne sont pas un simple enchaînement de mots, elles sont inextricablement liées à une culture, elles évoluent constamment. Elles sont la chair d’une civilisation, elles sont au cœur de l’essence même de l’humanité.</p>
<p>En résumé, standardisation, globalisation, productivité et foi aveugle en les miracles de la technologie sont les critères de l’industrie, mais ils ne peuvent pas s’appliquer au travail de l’esprit, et donc pas à la traduction.</p>
<p>***</p>
<p>Si nous sommes ici aujourd’hui à nous demander s’il est encore possible ou non d’arriver à la qualité, c’est à cause de sociétés internationales comme SDI, Softitler et autres, et à cause de l’aveuglement des diffuseurs quant à ce qui est – en fin de compte – leur propre intérêt. La question de la « qualité » (avec une minuscule) est l’élégant écran derrière lequel ces sociétés internationales font de gros bénéfices. Ici, la question n’est pas que la traduction coûte trop, elle est de parvenir à en tirer le plus d’argent pour apporter le plus grand bénéfice possible aux actionnaires. Cela peut paraître évident, mais je suis convaincue qu’il ne faut pas voir la situation de leur point de vue. Ces sociétés sont le cancer qui dévore cette industrie. Pourquoi un terme aussi choquant ? Parce que leur manière de mener leurs affaires met toute l’industrie en danger.</p>
<p>La qualité ne peut pas être obtenue sans un système de valeurs. A quoi attache-t-on de la valeur ici ? Pas aux spectateurs, encore moins aux traducteurs. Récemment, SDI Media Group a publié une annonce invitant de jeunes traducteurs à s’installer aux Philippines pendant un an. Sur place, la société leur fournirait un ordinateur, une connexion Internet et des quantités de programmes payés à la minute. Des leçons de plongée sous-marine et des excursions de week-end étaient aussi au programme, mais pas aux frais de la société. Celle-ci jugeait son offre si fascinante qu’elle n’estimait pas nécessaire de préciser les tarifs payés. Cela donne une idée de la manière dont de telles sociétés voient le métier du traducteur audiovisuel. Croient-elles que c’est un passe-temps ?</p>
<p>Ces sociétés créent un environnement où elle ne peuvent que se trouver en compétition les unes avec les autres pour payer les tarifs les plus bas, et où les plus petites finissent par disparaître. Le résultat : des sous-titrages pour la plus grande part exécrables. Comment est-il possible de le reprocher aux traducteurs ? Ils ne font que livrer une qualité correspondant au tarif auquel ils sont payés. « Si tu veux payer en monnaie de singe, engage des singes », dit un proverbe chinois. Cette stratégie accélère la fin du modèle commercial qu’elles ont contribué à créer, parce que les consommateurs, eux aussi, veulent réduire leurs frais, voire ne pas payer du tout. Pourquoi payer, d’ailleurs ? Pourquoi acheter un DVD avec une traduction qui ne vaut pas mieux que celle d’un <em>fansubber</em> ? Et c’est tellement plus facile à télécharger chez soi, gratuitement.</p>
<p>***</p>
<p>Que faire ?</p>
<p>Il paraît évident que nous devons sortir de ce modèle commercial, de ce cercle vicieux. Le rôle du traducteur doit être réévalu et reconnu. C’est lui qui donne un sens à tout le processus de transfert de langue dans les médias. Il est indispensable qu’il dispose des bons outils pour son travail. Pour faire un bon travail, un traducteur compétent et intéressé a simplement besoin de deux choses :</p>
<p>- de temps</p>
<p>- et d’argent.</p>
<p>De temps. C’est le seul facteur qui puisse lui permettre de passer par toutes les étapes qui garantissent une bonne traduction. L’une d’elle est la relecture, par exemple par un autre traducteur ; à cette étape essentielle, sous-titres ou doublage peuvent être considérablement améliorés.</p>
<p>D’argent. Le traducteur devrait toujours être payé au sous-titre ou au mot. Il ne fabrique pas des chaussettes. Il n’a pas à être payé au kilo ou, dans ce cas, à la minute. Il ne s’agit pas d’un processus mécanique répété encore et encore comme à la chaîne. Etre payé au sous-titre ou au mot est une manière de voir son travail correctement reconnu et apprécié.</p>
<p>Ces remarques ne sont bien sûr que des vœux pieux. Cela n’arrivera pas aussi simplement.</p>
<p>Les traducteurs doivent passer à l’action pour obtenir le respect que l’industrie ne leur accorde pas.</p>
<p><strong>Le premier pas est de dire non.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Un exemple : le bureau français de SDI en 2003.</span></p>
<p>Il y avait trente traducteurs travaillant à plein temps. Non seulement pour ce bureau, mais dans ce bureau. Nous nous connaissions. Quand nous avons appris que SDI allait réduire nos tarifs pour la troisième fois, tous les traducteurs se sont mis d’accord pour quitter la société. Du jour au lendemain, vingt-huit traducteurs sur trente étaient partis.</p>
<p>SDI était à l’époque mon seul employeur. Après cela, je n’ai pas travaillé pendant quatre mois, mais ce que j’ai gagné était inestimable. J’ai gagné le respect de moi-même, de mon métier et des spectateurs/consommateurs. Ceux qui ont fait une pareille chose ne serait-ce qu’une fois dans leur vie savent quel bien cela fait. On peut se regarder dans la glace avec un grand sourire.</p>
<p>Bien sûr, si une personne dit non, cela ne signifie pas grand-chose pour une société. Mais si beaucoup disent non, ça commence à devenir un problème.</p>
<p><strong>Aussi le deuxième pas est-il : s’unir !</strong></p>
<p>L’ATAA (Association des Traducteurs et Adaptateurs de l’Audiovisuel) a été fondée en juin 2006. Nous sommes arrivés à créer un réseau, petit à l’origine, qui continue à s’étendre aujourd’hui. Le prétendu individualisme du traducteur s’est révélé être une fiction.</p>
<p>Nous avons à présent cent soixante membres et une liste d’envoi de plus de cinq cents traducteurs. La première réussite de l’ATAA a été le partage de l’information : une quantité impressionnante d’information s’échange sur notre forum et dans nos réunions. Ce simple service a fait une énorme différence. Nous savons tous à présent ce qui se passe dans les autres sociétés, combien les autres traducteurs sont payés, et nous pouvons nous organiser et agir en conséquence.</p>
<p>De plus, nous nous rencontrons beaucoup : nous saisissons toutes les occasions pour organiser des réunions et tout simplement faire connaissance. Parce que nous avons découvert qu’il n’y a qu’un petit pas entre se voir en personne et avoir le courage de dire non.</p>
<p>Au-delà de cette association nationale, nous essayons de nous organiser internationalement. Grâce à l’initiative remarquable de nos collègues scandinaves, nous avons lancé une <a href="http://www.facebook.com/pages/International-League-of-Subtitlers/353876851180?ref=mf"><em>International League of Subtitlers</em></a> qui ne cesse de grandir. Ce réseau international nous a permis de nous rencontrer et de comparer nos conditions de travail. Dans un avenir pas trop lointain, nous espérons organiser des actions communes.</p>
<p><em>(Traduction : Bernard Eisenschitz)</em></p>
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		<title>Enquête SFT sur les tarifs et les conditions de travail des traducteurs</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/enquete-sft/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 13:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ataa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités diverses]]></category>
		<category><![CDATA[SFT]]></category>
		<category><![CDATA[tarifs]]></category>

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		<description><![CDATA[p style=&#160;&#187;text-align: justify;&#160;&#187;>La SFT (Société française des traducteurs) a publié en juillet les résultats de son enquête 2009 sur les tarifs pratiqués par les traducteurs professionnels. Ouverte à tous les traducteurs techniques et littéraires, qu&#8217;ils soient ou non adhérents de la SFT, elle offre un panorama détaillé et représentatif des conditions de travail des traducteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1035" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/08/logo-sft-300x170.gif" alt="Des nouvelles de la SFT !" title="logo sft" width="300" height="170" class="size-medium wp-image-1035" /><p class="wp-caption-text">Des nouvelles de la SFT !</p></div>
<p style="text-align: justify;">La <a href="http://www.sft.fr">SFT</a> (Société française des traducteurs) a publié en juillet les résultats de son enquête 2009 sur les tarifs pratiqués par les traducteurs professionnels. Ouverte à tous les traducteurs techniques et littéraires, qu&#8217;ils soient ou non adhérents de la SFT, elle offre un panorama détaillé et représentatif des conditions de travail des traducteurs free-lance et salariés, puisque plus de 1 000 réponses complètes ont été dépouillées et exploitées.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu&#8217;elle n&#8217;aborde pas la rémunération des traducteurs de l&#8217;audiovisuel, cette enquête présente un intérêt à titre de comparaison.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, on y apprend que la facturation en traduction dite &laquo;&nbsp; technique &nbsp;&raquo; se fait de préférence au mot (94% des répondants) et éventuellement au temps passé (28% &#8211; plusieurs réponses possibles). Rappelons ici qu&#8217;en traduction audiovisuelle, on pratique plutôt la facturation au feuillet (tranche de 1 500 signes) dans le cas du voice-over, tandis que le sous-titrage est traditionnellement rémunéré au sous-titre et le doublage, à la bobine de 10 minutes. La pratique des forfaits, <a href="http://www.traducteurs-av.org/fr/commanditaires/bonne-traduction/faire-adapter-un-programme.html#prestataire">critiquée par les professionnels de la traduction audiovisuelle</a>, n’a visiblement pas son équivalent en traduction technique, on ne peut que s’en réjouir !</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête SFT révèle aussi que la facturation des traductions se fait dans 86% des cas à partir du texte source, et non sur la base du texte cible, ce qui est la norme, par exemple, en traduction de voice-over ou en sous-titrage.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres points de comparaison sont éclairants en ce qui concerne les habitudes et le rythme de travail de nos confrères : 73% des traducteurs interrogés pratiquent une facturation minimum pour les commandes de faible volume. 51% ont l’habitude (« souvent &nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp; toujours &nbsp;&raquo;) d’établir un devis, une pratique peu répandue dans la traduction audiovisuelle. 65% des répondants traduisent entre 200 et 400 mots/heure (mots sources traduits et prêts à livrer par heure). 60% travaillent entre 30 et 50 heures par semaine. Enfin, ils sont 35% à prendre trois ou quatre semaines de congés par an, 26% à en prendre cinq ou six&#8230; ce qui n&#8217;est pas si mal !</p>
<p style="text-align: justify;">Les données concernant les revenus des traducteurs réservent quelques surprises : le chiffre d’affaires annuel des free-lance s’étale entre moins de 5 000 euros et plus de 200 000, avec une distribution assez régulière entre ces deux extrêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir, les dernières pages de l’étude (57 et suivantes) présentent les tarifs minimaux et maximaux constatés pour un vaste panel de combinaisons de langues. Un outil bien utile pour se repérer à une heure où la crise des métiers de la traduction/adaptation audiovisuelle peut inciter certains adaptateurs à diversifier leur offre de services (diversification facilitée par la mise en place du statut d’auto-entrepreneur).</p>
<p style="text-align: justify;">Le fichier pdf présentant l’étude au grand complet <a href="http://www.sft.fr/clients/sft/telechargements/file_front/4c45ab788dee5.pdf">peut être téléchargé ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Rappelons qu&#8217;à son (modeste) niveau, l&#8217;ATAA mène également un suivi des tarifs de la traduction audiovisuelle constatés parmi ses adhérents par le biais d&#8217;une rubrique de son <a href="http://www.traducteurs-av.org/forum/index.php">forum</a>, et que tous les membres de l&#8217;association sont invités à participer à cet &laquo;&nbsp; observatoire des tarifs &nbsp;&raquo;. Notre ambition (ou plutôt, notre rêve&#8230;) est bien sûr de recueillir nous aussi un millier de réponses l&#8217;an prochain !</em></p>
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		<title>Journal de bord de tutorat (4)</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-4/</link>
		<comments>http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-4/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 06:28:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles de traducteurs]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[stage]]></category>

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		<description><![CDATA[Quatrième et dernier épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi&#160;: l’épisode 1, l’épisode 2 et l’épisode 3.
Si j’ai tenu à faire ce stage, ça n’est pas uniquement pour connaître un peu mieux la traduction audiovisuelle, mais surtout pour en apprendre plus sur le métier de traducteur indépendant. Ce tutorat a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Quatrième et dernier épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi&nbsp;: <a href="http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-1/">l’épisode 1</a>, <a href="http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-2/">l’épisode 2</a> et <a href="http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-3/">l’épisode 3</a>.</p></blockquote>
<p>Si j’ai tenu à faire ce stage, ça n’est pas uniquement pour connaître un peu mieux la traduction audiovisuelle, mais surtout pour en apprendre plus sur le métier de traducteur indépendant. Ce tutorat a été pour moi une expérience complètement nouvelle dont je n’avais eu que quelques échos et à deux jours de la fin, je ne suis pas déçue.</p>
<p>Durant ces neuf semaines, j’ai eu la chance de m’installer seule dans un bureau dans lequel Christophe travaille. Cette pièce est indépendante de son appartement, ce qui d’un point de vue pratique n’est pas négligeable&nbsp;: non seulement cela m’a permis de travailler seule comme ce serait le cas si je devenais traductrice indépendante, mais en plus, Christophe et moi pouvions travailler chacun de notre côté, sans nous gêner l&#8217;un l&#8217;autre. Je ne pense évidemment pas qu’un traducteur qui veut recevoir un étudiant en stage doit absolument avoir des bureaux à lui proposer, mais c’est indéniablement un gros avantage&nbsp;!</p>
<p>Je «&nbsp;craignais&nbsp;» que ce stage soit trop long : qu’allais-je bien pouvoir faire pendant deux mois ? Evidemment, il fallait dépasser le cadre du «&nbsp;stage d’observation&nbsp;». Je ne me suis finalement pas ennuyée du tout, pour la simple et bonne raison que j’avais toujours quelque chose à faire. D’autre part, tout ce temps m’a permis de me pencher sur divers exercices, d’avoir une idée globale de tous les aspects de la profession. Il me semble important qu’un traducteur qui prend un stagiaire lui fasse découvrir, dans la mesure du possible, le maximum de choses, même si la diversité des exercices n’est pas toujours représentative du quotidien du métier.</p>
<p>Toujours au niveau du travail, ce que j’ai préféré – et qui m’a paru le plus intéressant, c’est de travailler dans des conditions «&nbsp;faussement réelles&nbsp;». Par exemple, je commençais une traduction en même temps que Christophe et devais respecter les mêmes délais que lui. Evidemment, ça n’a pas été réalisable tout de suite car j’ai dû commencer par me familiariser avec les outils de traduction. Mais c’est réellement ce qui me semble le plus enrichissant. D’une part, ça donne l’impression de ne pas travailler «&nbsp;dans le vide&nbsp;», ou pour rien. D’autre part, c’est aussi une façon de «&nbsp;se mesurer&nbsp;» à un professionnel, ou du moins de prendre réellement conscience des vraies conditions de travail des traducteurs.</p>
<p>Bien sûr, cet exercice n’a d’intérêt que si la traduction faite par le stagiaire est ensuite corrigée. Et même si cela demande du temps au traducteur, il me semble que sa correction doit être aussi détaillée que possible. Pour le stagiaire, c’est une chance de recevoir des appréciations et des conseils donnés d’un point de vue professionnel. D’autant plus que ça n’est pas forcément le cas lors d’un stage en entreprise. En étant corrigé au fur et à mesure, on prend conscience de ses faiblesses et on s’améliore au fil du temps, d’où l’intérêt de faire durer un tel stage plus de quelques jours&nbsp;!</p>
<p>A deux reprises, nous nous sommes rendus dans un labo pour lequel travaille Christophe. J’ai trouvé très intéressant de voir le fonctionnement de l’entreprise et de comprendre un peu mieux ce qui se passe avant et surtout après que la traduction a été réalisée. Encore une fois, il me paraît nécessaire qu’un stagiaire puisse se rendre compte de ces choses-là pour se placer dans une optique professionnelle.</p>
<p>L’un des grands avantages de ce tutorat, c’est de découvrir tout ce qui touche à l’aspect «&nbsp;administratif&nbsp;» de la profession. Sans forcément rentrer dans les détails, c’est l’occasion de se faire une idée de la facturation, des droits d’auteur etc., des choses que l’on peut difficilement apprendre seul avant d’y être vraiment confronté et qui ne sont pas non plus enseignées à l’école.</p>
<p>Même si j’étais bien installée et que je travaillais seule, mes conditions de travail n’étaient pas vraiment représentatives de celles d’un traducteur indépendant. Et c’est là le seul point négatif de ce stage&nbsp;: je n’étais pas chez moi, je n’ai pas vraiment pu suivre mon propre rythme de travail, etc. Je sais que l’ISIT refuse que ses étudiants stagiaires travaillent depuis chez eux, mais si d’autres écoles ou facs le permettent, cela vaudrait peut-être le coup d’essayer. Le stagiaire pourrait ne passer qu’un certain moment chez le traducteur avant de retourner travailler chez lui. Il pourrait ainsi travailler à son propre rythme, apprendre à réellement gérer son temps etc. De plus, ça simplifierait la vie du traducteur qui n’a peut-être pas forcément envie de trouver quelqu’un chez lui toute la journée et pendant plusieurs semaines…</p>
<p>Cette expérience a réellement été enrichissante pour moi, j’ai en quelque sorte «&nbsp;satisfait ma curiosité&nbsp;». Mon but n’était pas du tout de progresser en traduction, mais de me rendre compte par moi-même de la réalité de ce métier dont je savais finalement assez peu. Je conseillerais un stage comme celui-là à tous les étudiants dans mon cas. En prenant des stagiaires, ne serait-ce que pour quelques semaines, les traducteurs indépendants rendent un grand service aux étudiants qui sont intéressés par cette profession sans vraiment savoir de quoi il s’agit.</p>
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		<title>Journal de bord de tutorat (3)</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/ournal-de-bord-de-tutorat-3/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 19:39:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles de traducteurs]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Sous-titrage]]></category>
		<category><![CDATA[stage]]></category>

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		<description><![CDATA[
Troisième épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi&#160;: l&#8217;épisode 1, l&#8217;épisode 2.


La semaine dernière, je me suis penchée pour la première fois sur le sous-titrage, un exercice que je tenais à découvrir afin de faire un véritable «&#160;tour d&#8217;horizon&#160;» des activités d&#8217;un traducteur audiovisuel.

Si j&#8217;ai choisi d’attendre la fin de mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="left">Troisième épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi&nbsp;: <a href="http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-1/">l&#8217;épisode 1</a>, <a href="http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-2/">l&#8217;épisode 2</a>.</p>
</blockquote>
<p align="left">
<p align="left">La semaine dernière, je me suis penchée pour la première fois sur le sous-titrage, un exercice que je tenais à découvrir afin de faire un véritable «&nbsp;tour d&#8217;horizon&nbsp;» des activités d&#8217;un traducteur audiovisuel.</p>
<p align="left">
Si j&#8217;ai choisi d’attendre la fin de mon stage pour commencer les sous-titres, ce n&#8217;est pas par hasard. Il s&#8217;agissait en effet pour moi d&#8217;avoir une simple idée du fonctionnement des sous-titres et des contraintes qu&#8217;ils imposent, sans trop rentrer dans les détails.</p>
<p align="left">
Pour bien comprendre le principe, j&#8217;ai commencé par sous-titrer quelques passages d&#8217;une émission en français. J&#8217;ai déjà pu me rendre compte de la complexité technique de l&#8217;exercice. C&#8217;est en effet la partie «&nbsp;repérage&nbsp;» qui m&#8217;a donné le plus de fil à retordre, surtout dans les premiers temps.<br />
J&#8217;ai ensuite sous-titré des propos tenus en anglais, et aux complexités techniques se sont ajoutées les difficultés de la traduction. L&#8217;émission en question était relativement simple mais j&#8217;ai eu du mal à adapter mon texte français aux contraintes imposées par les sous-titres, notamment le temps d&#8217;affichage et le nombre de caractères autorisés. J&#8217;ai donc souvent été amenée à raccourcir mes phrases, quitte à supprimer des informations, afin d&#8217;obtenir le résultat le plus concis et clair possible.</p>
<p>Je n&#8217;ai donc pas décidé de poursuivre cette expérience plus longtemps. Je voulais simplement savoir à quoi ressemblait le sous-titrage et je dois reconnaître que malgré sa complexité pour un débutant, l&#8217;exercice m&#8217;a bien plu.</p>
<p align="left">
<p align="left">Mon stage se terminant la semaine prochaine, j’en profiterai pour vous parler de ce que j’en retiens, dresser un «&nbsp;bilan&nbsp;» du stage en lui-même, de ce que j’en ai retenu, de ce qui m’a plu et de ce qui à mes yeux pourrait être amélioré.</p>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 57px; width: 1px; height: 1px;"><em>&amp;nbsp;</em></div>
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		<title>A la découverte des &#171;&#160;versions multiples&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/a-la-decouverte-des-versions-multiples/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 15:14:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités diverses]]></category>
		<category><![CDATA[doublage]]></category>

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		<description><![CDATA[La Bibliothèque du Film (BiFi) propose sur son site un article d&#8217;Isabelle Champion consacré aux « versions multiples » :
1930-1935 : Les versions « multiples », de l&#8217;arrivée du parlant à la mise au point du doublage
Il s&#8217;agit d&#8217;une intervention faite lors de la Journée d&#8217;études consacrée aux studios de cinéma, qui s&#8217;est tenue à la Cinémathèque française le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Bibliothèque du Film (BiFi) propose sur son site un article d&#8217;Isabelle Champion consacré aux « versions multiples » :</p>
<p><a href="http://www.bifi.fr/public/ap/article.php?id=349">1930-1935 : Les versions « multiples », de l&#8217;arrivée du parlant à la mise au point du doublage</a></p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une intervention faite lors de la <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/parlons-cinema/conferences/conferences-conservatoir/fiche-manifestation/journee-etudes-studios-cinema-usine-reves-reve-usine,11443.html">Journée d&#8217;études consacrée aux studios de cinéma</a>, qui s&#8217;est tenue à la Cinémathèque française le 15 avril 2010, en écho à l&#8217;exposition « Tournages : Paris, Berlin, Hollywood, 1910-1939 », dont Isabelle Champion est co-commissionnaire.</p>
<p>Le site de la BiFi propose <a href="http://www.bifi.fr/public/ap/liste_articles.php">d&#8217;autres articles de l&#8217;activité patrimoniale</a>, dont un compte rendu en deux parties de la journée d&#8217;études citée ci-dessus (<a href="http://www.bifi.fr/public/ap/article.php?id=342">1ère partie</a>, <a href="http://www.bifi.fr/public/ap/article.php?id=343">2è partie</a>).</p>
<p>Signalons enfin qu&#8217;on peut visiter l&#8217;exposition <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/tournages.html">Tournages : Paris, Berlin, Hollywood, 1910-1939</a> jusqu&#8217;au 1er août.</p>
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		<title>Journal de bord de tutorat (2)</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 14:07:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles de traducteurs]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[stage]]></category>
		<category><![CDATA[voice-over]]></category>

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		<description><![CDATA[blockquote>Deuxième épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi&#160;: l&#8217;épisode 1.
Comme je l&#8217;ai déjà évoqué, c&#8217;est surtout le fait de prendre en compte l&#8217;ensemble de toutes les consignes propres à la traduction audiovisuelle qui représente pour moi la plus grande difficulté. A trop vouloir me concentrer dessus, j&#8217;ai pu oublier des règles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1005" class="wp-caption alignleft" style="width: 255px"><img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/Cliché-2010-07-01-11-24-45.jpg" alt="Plongée dans le tutorat" title="Cliché 2010-07-01 11-24-45" width="245" height="241" class="size-full wp-image-1005" /><p class="wp-caption-text">Plongée dans le tutorat</p></div><br />
<blockquote>Deuxième épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi&nbsp;: <a href="http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-1/">l&#8217;épisode 1</a>.</p></blockquote>
<p>Comme je l&#8217;ai déjà évoqué, c&#8217;est surtout le fait de prendre en compte l&#8217;ensemble de toutes les consignes propres à la traduction audiovisuelle qui représente pour moi la plus grande difficulté. A trop vouloir me concentrer dessus, j&#8217;ai pu oublier des règles que je suis censée maîtriser. Voilà le genre d&#8217;erreurs que j&#8217;ai commises et relevées après correction&nbsp;:</p>
<p>Il s&#8217;agit parfois de simples erreurs d&#8217;inattention, auquel cas je me suis laissée « piéger » par l&#8217;anglais et ai utilisé un vocabulaire imprécis, voire tout à fait inapproprié.</p>
<p>Dans le premier documentaire animalier que j&#8217;ai traduit apparaissait la phrase suivante&nbsp;: <em>Its foot bones are adapted so it runs only on tiptoe</em>. Alors qu’il était fait allusion à un guépard, je l&#8217;ai traduite par <em>Les os de ses pieds font qu’il ne court que sur les pointes. </em>Je savais évidemment que <em>pattes</em> aurait été bien plus adroit que <em>pieds</em>, il ne s’agissait là que de l’une des nombreuses erreurs d’inattention que j’ai faites.</p>
<p>Dans les quelques émissions que j&#8217;ai déjà traduites, j’ai bien sûr rencontré des termes qui m&#8217;ont posé davantage de problèmes. Étant donné mon manque d&#8217;expérience en traduction professionnelle, je n&#8217;ai pas tout de suite adopté les bons réflexes face à un terme inconnu, quel que soit son degré de technicité.</p>
<p>Pour reprendre l&#8217;exemple d&#8217;un animalier, je n&#8217;ai pas toujours su me référer aux sources adéquates pour trouver certains noms d&#8217;animaux. Face au terme anglais <em>corn snake,</em> j&#8217;ai testé à tout hasard le terme <em>serpent des blés</em> sur Google pour voir s’il existait en français. Il semblait effectivement être couramment utilisé et c&#8217;est donc pour lui que j&#8217;ai opté, sans chercher plus loin. Lorsque Christophe a relu mon travail, il m&#8217;a signalé que ça n&#8217;était pas le terme exact. Si j&#8217;avais cherché dans des sources plus sûres et plus précises, j&#8217;aurais certainement trouvé le nom correct.</p>
<p>A présent, afin de mettre le maximum de chances de mon côté, je cherche dans la mesure du possible dans des dictionnaires spécialisés, encyclopédies ou autres sites officiels tout terme qui me paraît relativement technique. Lors de la traduction d&#8217;une émission autour de l&#8217;exploration d&#8217;une épave, j&#8217;ai ainsi été amenée à consulter – entre autres choses &#8211; un dictionnaire technique maritime et les sites Internet du ministère de l’Ecologie et de la Fédération française d&#8217;études et de sports sous-marins.</p>
<p>Bien que je traduise uniquement des documentaires qui restent à ma portée, c&#8217;est-à-dire pas trop techniques et n&#8217;exigeant pas des recherches trop longues, j&#8217;ai tout de même rencontré des mots anglais dont je n&#8217;ai trouvé l&#8217;équivalent dans aucune des sources que je viens de mentionner. J&#8217;ai appris à surmonter cette difficulté, soit en poussant mes recherches plus loin, soit en optant pour un terme plus général qui m&#8217;évite toute faute de sens.</p>
<p>Par exemple, dans le documentaire dont je viens de parler, j&#8217;ai rencontré le terme <em>maritime report.</em> D&#8217;apparence simple, j&#8217;ai pensé le trouver rapidement en français. Ça n&#8217;a pas été le cas et sur les conseils de Christophe, je me suis «&nbsp;limitée&nbsp;» à l&#8217;expression <em>documents maritimes. </em>Ainsi, j&#8217;étais sûre de ne pas commettre de faux-sens.</p>
<p>Cette liste de difficultés n’est évidemment pas exhaustive mais au cours de mes relectures, je me suis aperçu qu’elles revenaient relativement souvent. Je pense qu&#8217;il est primordial d&#8217;y être confronté avant de se lancer dans la vie professionnelle, et si possible dans un autre cadre que le cadre scolaire, afin de mieux connaître ses faiblesses et d’éviter le maximum de pièges.</p>
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		<title>Journal de bord de tutorat (1)</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/journal-de-bord-de-tutorat-1/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 09:20:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles de traducteurs]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[stage]]></category>
		<category><![CDATA[voice-over]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’ATAA, nous réfléchissons depuis quelque temps à l’éventuelle mise en place d’une forme de tutorat pour les étudiants en formation à la traduction audiovisuelle pour pallier les stages souvent abusifs qui leur sont proposés dans les laboratoires de doublage/sous-titrage. Nous sommes cependant confrontés à plusieurs problèmes : difficulté de mise en place compte tenu des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>A l’ATAA, nous réfléchissons depuis quelque temps à l’éventuelle mise en place d’une forme de tutorat pour les étudiants en formation à la traduction audiovisuelle pour pallier les stages souvent abusifs qui leur sont proposés dans les laboratoires de doublage/sous-titrage. Nous sommes cependant confrontés à plusieurs problèmes : difficulté de mise en place compte tenu des exigences administratives des universités (possibilité ou non de faire un stage auprès d’un indépendant, durée minimale…), fonctionnement quotidien (fait que nous travaillons à domicile, que nous avons une activité irrégulière, que nous travaillons pour la plupart seuls…), etc. Cette problématique m’intéressait et il se trouve que j’ai été contacté en début d’année par une étudiante de l’ISIT (Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction) qui souhaitait faire un stage de deux mois auprès d’un traducteur indépendant. Elle est avec moi depuis 15 jours et elle a gentiment accepté de nous faire part de ses impressions. Clémence, c’est son nom, nous adressera donc régulièrement par le biais du blog un billet d’humeur pour nous faire part des avantages/inconvénients de la formule que nous avons choisie, de ses impressions, de ses critiques, de ses coups de gueule et que sais-je encore. A bientôt !</p>
<p>Christophe Ramage</p></blockquote>
<p>En 4<sup>e</sup> année à l’ISIT, je dois réaliser cet été un stage d’au moins huit semaines. L’année dernière, j’avais choisi une agence de traduction. N’ayant pas d’idée précise de la profession que j’aimerais exercer, bien que je tienne à travailler dans la traduction, il m’a semblé important de varier les expériences. J’ai évidemment beaucoup entendu parler du métier de traducteur indépendant au cours de mes études, sans jamais vraiment savoir à quoi m’attendre. Faire un stage auprès d’un traducteur indépendant était donc pour moi la seule façon de me confronter à des conditions réelles : surcharge ou manque de travail, gestion du temps, aspect administratif, etc.</p>
<p>Voilà deux semaines que j’ai commencé ce stage.  L’organisation est proche de ce à quoi je m’attendais : je travaille dans « mon » propre bureau sur une traduction que me confie Christophe, mais j’ai la possibilité de lui poser toutes les questions que je souhaite. Les premiers jours néanmoins, je n’ai pas eu le réflexe d’aller l’interroger régulièrement, et ai préféré garder tous mes doutes pour la fin. C’était sans compter sur le nombre de difficultés que j’allais rencontrer ! Ce n’est qu’une fois ma traduction corrigée que j’ai réalisé l’importance de demander de l’aide et résoudre régulièrement mes difficultés.</p>
<p>Ma première « mission » consistait en la traduction d’un documentaire animalier de 52 minutes déjà assurée par Christophe, qu’il m’avait mise de côté car elle était censée être simple. J’avoue pourtant, en bonne débutante, m’être un peu perdue dans toutes ces nouvelles consignes et recommandations. L’exercice de la traduction audiovisuelle étant tout nouveau pour moi, il a fallu que je mette en pratique toute une série de compétences auxquelles je fais peu souvent ou jamais appel.</p>
<p>D’abord, je ne suis pas réellement exercée à la compréhension orale. Même si mon oreille s’y est vite habituée, j’ai réalisé que cet enseignement n’était pas vraiment mis en valeur à l’ISIT.</p>
<p>Une fois le message compris, j’ai dû passer à la traduction. Une étape qui, théoriquement, ne devrait pas me poser trop de problèmes. Mais traduire tout en prenant en compte de nouveaux paramètres tels que la gestion du temps de parole, c’est bien différent de la traduction d’un simple texte à laquelle j’étais habituée.</p>
<p>Après lecture et correction de ma traduction, Christophe a passé plusieurs heures à m’expliquer mes erreurs (il faut dire qu’il y en avait…) J’ai ainsi pu mettre le doigt sur mes principales faiblesses : mauvaise présentation de la traduction, trop de répétitions, passages carrément oubliés, etc.</p>
<p>Il me paraît absolument nécessaire qu’un traducteur indépendant qui reçoit un ou une stagiaire soit en mesure de lui accorder une partie de son temps. Si un stage de ce type est idéal pour quelqu’un qui souhaite travailler dans des conditions de travail réel, il deviendrait vite inutile sans des corrections et un retour réguliers. Je me suis aperçu que je faisais rapidement fausse route en travaillant seule trop longtemps.</p>
<p>Depuis la semaine dernière, je traduis un autre documentaire animalier, lui aussi sur les serpents. Cette fois-ci, j’ai un délai à respecter : je dois avoir fini ma traduction dans deux jours, quand Christophe rendra son propre travail à son client. Evidemment, je me suis mise au travail bien plut tôt que lui. Le défi pour moi, c’est de mettre en application les leçons que j’ai retenues de ma première expérience audiovisuelle.</p>
<p>Je pense avoir déjà beaucoup insisté sur la nécessité de la disponibilité du traducteur qui prend un stagiaire. Mais je tiens aussi à souligner l’importance d’un tel stage, qui représente pour tous les étudiants en traduction l’unique moyen de se faire une idée du métier qu’ils envisagent de faire.</p>
<p>Clémence</p>
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		<title>Sondage européen à destination des auteurs de sous-titrage</title>
		<link>http://www.traducteurs-av.org/blog/sondage-europeen-a-destination-des-auteurs-de-sous-titrage/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 18:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités diverses]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;initiative de nos amis de Subtle, l&#8217;association britannique des traducteurs de l&#8217;audiovisuel, un grand sondage à destination des auteurs de sous-titrage vient d&#8217;être lancé. Il vise à mieux connaître les tarifs et conditions de travail de cette branche spécifique de notre secteur, à savoir le sous-titrage interlinguistique.
Avec d&#8217;autres organisations sœurs européennes, l&#8217;Ataa soutient l&#8217;opération [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.surveygizmo.com/s/253587/survey-on-subtitling-rates-and-working-conditions"><img class="alignleft size-medium wp-image-981" title="C'est pour un sondage !" src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/qui-es-tu-300x277.png" alt="C'est pour un sondage !" width="208" height="191" /></a>A l&#8217;initiative de nos amis de <a href="http://www.subtitlers.org.uk/" target="_blank">Subtle</a>, l&#8217;association britannique des traducteurs de l&#8217;audiovisuel, un grand sondage à destination des auteurs de sous-titrage vient d&#8217;être lancé. Il vise à mieux connaître les tarifs et conditions de travail de cette branche spécifique de notre secteur, à savoir le <a href="http://www.traducteurs-av.org/fr/qui-sommes-nous-/nos-metiers/sous-titrage.html" target="_blank">sous-titrage<strong> interlinguistique</strong></a>.</p>
<p>Avec d&#8217;autres organisations sœurs européennes, l&#8217;Ataa soutient l&#8217;opération et le résultat de ce sondage ambitieux sera publié sur notre site. Nous avons fait le test, répondre au questionnaire ne prend qu&#8217;un petit quart d&#8217;heure.</p>
<p>Auteurs de sous-titrage, sortez de l&#8217;ombre et cliquez<a href="http://www.surveygizmo.com/s/253587/survey-on-subtitling-rates-and-working-conditions" target="_blank"> ici </a>pour parler de vous ! N&#8217;attendez pas, vous avez jusqu&#8217;au 30 juin !</p>
<p><a href="http://www.surveygizmo.com/s/253587/survey-on-subtitling-rates-and-working-conditions" target="_blank">Survey on subtitling rates and working conditions</a></p>
<p><em>Organisations participantes :<br />
FBO, Syndicat des journalistes danois, branche traduction audiovisuelle<br />
STAW, association polonaise des traducteurs de l&#8217;audiovisuel<br />
ESIST<br />
Forum des sous-titreurs finlandais<br />
Subtle, the Subtitler&#8217;s Association<br />
ATRAE, Asociación de Traducción y Adaptación Audiovisual de España<br />
AIDAC, Associazione Italiana Dialoghisti Adattatori<br />
BZO, Dutch Association of Subtitlers<br />
ATAA, Association des Traducteurs / Adaptateurs de l&#8217;Audiovisuel</em></p>
<p class="facebook"><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.traducteurs-av.org/blog/sondage-europeen-a-destination-des-auteurs-de-sous-titrage/" target="_blank"><img src="http://www.traducteurs-av.org/blog/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/facebook_share_icon.gif" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.traducteurs-av.org/blog/sondage-europeen-a-destination-des-auteurs-de-sous-titrage/" target="_blank" title="Share on Facebook">Partager</a></p>]]></content:encoded>
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