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Soirée portes ouvertes Semaine du sous-titrage
nov 13

20minutes

Un petit article du quotidien 20 minutes (édition du 13 novembre 2009) s’intéresse à l’adaptation des séries anglo-saxonnes, et notamment celle de « Sex and The City ». C’est court mais, pour une fois, l’article s’intéresse à ce qui constitue l’essence de notre métier, la transposition d’une oeuvre d’une langue et d’une culture à une autre.

A noter aussi, relativement récemment, une série de quatre articles sur le site Excessif (Dvdrama) qui, il faut bien le dire, nous ont un peu déçus. [Parties n°2n°3, n°4.] Le dossier se voulait fouillé mais se perd dans des considérations techniques qui finissent par faire oublier le coeur de notre métier, et censément le sujet du dossier, c’est-à-dire la traduction ! Son auteur n’a pas cru bon de contacter des professionnels et s’est plus vraisemblablement appuyé sur des informations tronquées qu’il a glanées ici et là, notamment auprès de fansubbers. Une confusion des genres qui donne une image faussée de nos métiers.

4 commentaires to “Les médias parlent de nous”

  1. B.D. Says:

    « Le dossier se voulait fouillé mais se perd dans des considérations techniques qui finissent par faire oublier le coeur de notre métier, et censément le sujet du dossier, c’est-à-dire la traduction ! »

    Ça, c’est vous qui le dites, mais ce n’est pas vous qui décidez de quoi autrui souhaite parler. Rappelez-vous que le site s’appelait DVDrama et non Traductorama. Le sujet, et c’est manifeste, c’est la qualité toute relative des sous-titres sur DVD (qui, à demi-mot, fait en plus l’objet d’une question de votre sondage), pas le métier de traducteur même s’il est évidemment abordé en 1re partie qui, du coup, n’est pas dans celles qui vous déçoivent, je remarque. J’en sais quelque chose, j’en suis l’auteur (mais je n’en ai pas choisi le titre, autrement, j’aurais mis « DVD » et non « cinéma »). J’ai peut-être « glané des infos ici et là », mais surtout ici (alors, si vos propres infos ne sont pas bonnes, jetez-vous la pierre), auprès d’un gars de chez vous, ainsi que d’un contact chez Dubbing, Mediadub et de ma propre expérience avec SDI. Non, le dossier ne se « perd » pas dans des considérations techniques mais s’y est davantage arrêté, sachant que c’est surtout là-dessus que ça laisse à désirer sur DVD. Les traducteurs connaissent généralement leur boulot et le font bien, ça ne servait à rien de s’attarder dessus… sauf quand c’est pour dénoncer la médiocrité : cf « The Shield », que vous considérez comme une partie qui « déçoit ». Vous défendez pourtant une certaine valeur qui va à l’encontre du plagiat. Vous devriez être content qu’il soit montré du doigt. Ça me laisse songeur… Et vous avez vu ce massacre truffé de contresens ? Vous n’avez pas claqué 30-40 € dans le coffret de la saison 7, vous, ça se voit. C’est justement cette frustration qui m’a fait contacter la rédaction de DVDrama. La 2e partie encense le travail de certains traducteurs (on ne peut pas tous les nommer), vous n’avez pas tout lu ? Pierre Arson (qui lui est bien content de cette série d’articles), Philippe Videcoq, Odile Manforti, Alain Delalande ou encore la personne non identifiée qui a sous-titré la 1re édition DVD de « Titanic »… Elle pointe les erreurs de traduction de « Gladiator », « Seinfeld »… Et même la dernière partie s’arrête sur la ponctuation et la typographie, ce qui devrait être un élément crucial à vos yeux… et malgré tout, la partie vous « déçoit » là encore ? En plus, ce dossier vous a fait connaître du grand public ; j’ai réussi à intéresser un site du groupe TF1 au problème du sous-titrage sur DVD, ce n’est quand même pas rien : vous êtes cités à maintes reprises, ses lecteurs sont conviés à visiter votre site, à vous soutenir, à remplir votre grand sondage… S’ils veulent en savoir davantage sur le métier de traducteur, ils liront vos pages. Le dossier, lui, n’ayant pas ça pour sujet, en a dit l’essentiel pour susciter l’intérêt du lecteur dans sa 1re partie d’introduction. Et après tout ça, vous êtes limite mécontents ? Je vous sens aigris de ne pas avoir pu/su vous-mêmes alerter un média grand public sur ce problème. Quand je pense que je l’ai en partie fait pour vous, ça donne envie de rendre service, tiens… Déçu, moi aussi.

  2. Chris Says:

    En tant que membre de l’ATAA, je ne suis pas d’accord avec la sévérité de la critique de ce dossier DVDrama, qui a d’ailleurs dû demander pas mal de boulot… L’ATAA est effectivement cité, on y parle des problèmes de tarifs et de qualité, qui sont censés être les principaux chevaux de bataille de l’ATAA, alors que demande le peuple ? Merci à l’auteur de ce dossier, donc.

  3. estelle Says:

    Etant le « gars de chez vous », qui a malgré elle servi à renseigner l’auteur de cet article, je le trouve quand même gonflé de parler de plagiat. Nous avons dialogué sur un forum au sujet du sous-titrage et j’ai gentiment répondu à ses questions sans me douter à aucun moment qu’il allait se servir de ce que je disais à un usage autre que privé ! C’est un fansubber qui cherche à devenir auteur de sous-titrage professionnel et je lui donnais simplement des conseils.

    Je déplore le procédé, non pas tant d’un point de vue éthique, finalement, que parce qu’il ne lui a pas permis de faire une véritable enquête. Si j’avais su qu’il s’agissait d’écrire un article, j’aurais présenté les choses autrement, de façon plus explicite, en insistant sur certains points. J’aurais pu aussi répondre à certaines interrogations qu’on retrouve dans son article, ou peut-être éclaircir un peu certaines choses, notamment au sujet des laboratoires de post-production, qu’il appelle bizarrement « boîtes de sous-titrage », un terme qui révèle bien sa méconnaissance des différents acteurs en jeu dans la (trop longue) chaîne qui va des commanditaires à nous, en passant par les intermédiaires techniques que sont les labos.

  4. Auteur de traductions Says:

    Je suis également membre de l’Ataa et je trouve le début de l’article intéressant. Et il est vrai qu’il a le mérite d’exister.

    Cependant, je tiens à souligner deux problèmes.

    1) Contrairement à ce qui est dit dans le commentaire de « BD », ce n’est pas l’aspect technique des adaptations qui pose surtout problème, mais la qualité littéraire de ces dernières. Or l’article se perd en considérations techniques sans rapport avec la vraie question : quand on paie les traducteurs au smic horaire (ou moins), on ne fait travailler que les mauvais. Et on obtient donc des sous-titres en mauvais français, qui ne se suivent pas, avec des faux sens, des incohérences, etc. Bref, on force le spectateur à faire un effort à chaque sous-titre et on rabaisse l’oeuvre au niveau du paquet de nouilles.

    2) Il est regrettable que DVDrama ait préféré faire appel à un fansubber plutôt qu’à des professionnels. Et ce, pour deux raisons. Parce que les fansubbers exercent une activité illégale (adapter des oeuvres sans autorisation des ayants droit) et encouragent une autre activité illégale (le vol des oeuvres, plus communément appelé « téléchargement »). Et parce que les fansubbers ne sont pas des traducteurs, comme le prouve l’intérêt, un peu naïf, porté aux questions techniques et l’ignorance face au coeur de notre métier : le talent d’écriture.

    A ce titre, la liste des « grands noms » du sous-titrage fournie par « BD » est très révélatrice, en ce sens qu’elle comporte des traducteurs de niveau disons… inégal. Les mettre sur un pied d’égalité trahit une méconnaissance absolue de ce qui fait une bonne, ou une mauvaise, adaptation.