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jan 20

capt écran sondage doublage

L’Ataa suit de près les évolutions technologiques imposées aux traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel dans le cadre de la numérisation de la filière. Lors de la soirée « portes ouvertes » qui s’est tenue à la Scam le 8 novembre 2011 , le pôle Doublage de l’Ataa a présenté les résultats d’un sondage sur les logiciels d’adaptation de doublage adressé à 322 auteurs afin de mieux connaître leur pratique professionnelle et leur ressenti face à ces nouveaux outils. En voici une synthèse.

  1. Un sondage basé sur la bonne volonté d’une minorité. 26% des personnes interrogées y ont répondu. Les réponses obtenues ne nous ont permis de dresser qu’une ébauche des questions soulevées par les logiciels de doublage. Seule une plus franche participation nous permettrait d’en dresser un tableau plus complet et de mieux défendre nos intérêts communs en cette année 2012. La plupart des personnes ayant répondu travaillent sur E-rythmo, le logiciel développé par la société Dubbing Brothers. On constate donc une prise de conscience plus importante chez les auteur-e-s travaillant pour la plus grande entreprise de doublage. N’attendons pas que nos conditions de travail se dégradent encore pour nous faire entendre.

  2. Un outil imposé et généralisé. La révolution numérique de notre métier s’est  donc faite sans nous : nous n’avons pas été consulté-e-s, un beau jour nous avons dû travailler sur logiciel et payer pour travailler. La plupart des entreprises de doublage sont maintenant équipées de logiciels et les auteur-e-s à qui on n’impose rien sont de moins en moins nombreux.

    Non seulement cette révolution numérique s’est faite sans nous, mais elle continue sans nous. En effet, non seulement les logiciels de doublage représentent des économies de matériel et de personnel pour les entreprises de doublage, mais ils représentent aussi une source de revenus pour leurs concepteurs, puisque cet outil qui nous est imposé est le plus souvent vendu (pour les entreprises autres que Dubbing) : lui, son service après vente, ses mises à jour ou « nouvelles versions » et sa formation. E-rythmo nous est prêté : mais pour encore combien de temps ?

    Qui empêchera ces concepteurs de développer toujours de nouveaux produits pour tirer de l’argent des auteur-e-s? Aujourd’hui, force est de constater que nous n’avons pas su faire entendre notre voix, ni utiliser nos organes représentatifs : le SNAC et l’ATAA. Si nous persistons à détourner le regard de ce qui nous concerne en premier lieu, cette révolution numérique va continuer sans nous.

  3. La généralisation du forfait détection + adaptation. Elle a pour conséquence d’imposer à l’auteur-e de faire sa détection, sans qu’une rémunération soit obligatoirement incluse dans ce forfait, ce qui a pour effet de faire baisser nos tarifs. Si nous ne réagissons pas en faisant respecter la convention collective qui régit les tâches techniques de l’audiovisuel, cette généralisation du forfait détection+adaptation va  continuer et tuer une 3e profession, après la dactylographie et la calligraphie, tout en nous obligeant à des tâches techniques dont le paiement est soit dérisoire, soit pris sur celui de notre adaptation.

  4. Une bonne nouvelle : un outil de travail agréable. Après des débuts difficiles, la majorité d’entre nous aime travailler sur ces logiciels qui nous facilitent la vie : propreté, synchronisme, rapidité des déplacements et des recherches dans l’épisode, simplification des envois. Les logiciels de doublage sont de plus en plus commodes, simples et fonctionnels. Mosaic l’emporte dans vos préférences devant E-rythmo et Synchronos.



Conclusion : faites entendre votre voix en adhérant à l’Ataa et au Snac afin que nous présentions un front uni face à ces nouveaux outils technologiques, et afin d’avoir notre mot à dire dans cette révolution numérique que nous avons surtout subie jusqu’à présent. Pour connaître les actions en cours du pôle Doublage de l’Ataa, n’hésitez pas à nous contacter à doublage@ataa.fr. La prochaine réunion entre auteur-e-s de doublage aura lieu le jeudi 26 janvier à 14h à la Maison des associations du 18e arrondissement de Paris, 15 passage Ramey, salle Bonpuits, métro Jules Joffrin ou Marcadet-Poissonniers.


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juin 08

Une journée co-organisée par l'Université Paris Diderot et l'ESIT

Une journée co-organisée par l'Université Paris Diderot et l'ESIT

L’Ataa participera à la quatrième journée d’études « Traductologie de plein champ », qui se tiendra le 18 juin au Centre universitaire Dauphine à Paris.

Organisée conjointement par le Master pro ILTS de l’Université Paris Diderot et l’École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs, cette manifestation a cette année pour thème le désir de traduire et la légitimité du traducteur. « Envie, quête, urgence : on traduit parfois parce qu’on a le sentiment que c’est nécessaire, pour nous ou pour autrui », rappellent les organisateurs dans leur présentation de cette journée d’études, laquelle donnera la parole à des universitaires, mais aussi à des traducteurs et à des interprètes en exercice.

C’est notamment le cas de la table-ronde intitulée « Les professions d’interprètes et de traducteurs face à la montée de la société numérique et des nouvelles technologies », à laquelle participeront Chloé Leleu et Michèle Nahon, adaptatrices spécialisées dans le sous-titrage et membres de l’Ataa.

La présentation et le programme complet de cette journée d’études peuvent être téléchargés ici en PDF.

Si vous souhaitez y assister, il est nécessaire de vous inscrire auprès des organisateurs, Nicolas Froeliger (nf@eila.univ-paris-diderot.fr) et Colette Laplace (LaplaceCol@aol.com).

Enfin, pour consulter le programme des précédentes éditions des journées « Traductologie de plein champ », rendez-vous sur le site de l’Université Paris Diderot.

Lieu :
ESIT – Centre Universitaire Dauphine
Paris 16e

Métro Ligne 2 : Porte Dauphine
BUS PC 1 : Maréchal de Lattre de Tassigny
RER Ligne C : Avenue Foch

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fév 22

L’article suivant est paru dans le Bulletin des Auteurs, revue trimestrielle du  SNAC (Syndicat National des Auteurs et Compositeurs), au sein duquel se trouve  un groupement doublage/sous-titrage. Nous remercions vivement Vanessa Bertran de nous avoir autorisés à reprendre ce texte ici.

La numérisation dans la filière : les entreprises ont quelques perfos d’avance…

Par Vanessa Bertran


Qu’importe le flacon… Le plaisir d’écrire reste le même, qu’on utilise le crayon à papier ou la bande rythmo virtuelle, c’est l’auteur qui doit s’imposer à la technique et non l’inverse. Mais force est de constater que l’apparition du numérique dans les filières doublage et sous-titrage a considérablement modifié notre manière de travailler, tant d’un point de vue pratique que juridique et économique. Libre à chacun de juger s’il s’agit d’un progrès, et si ça n’en est pas encore un, pourquoi ne pas essayer, par notre action, de faire en sorte qu’il le devienne ?

Pour ce qui est du doublage, l’apparition des redoutées « machines » apporte à l’auteur des fonctionnalités indéniablement pratiques : ne plus avoir à relire le texte de la calligraphe en tremblant devant d’éventuels changements incongrus, pouvoir garder une copie numérique du script français sans avoir à la réclamer à cor et à cris à l’entreprise, faire des allers-retours aisément dans le film sans avoir à souffrir d’une tendinite pour aller de la boucle 1 à la 50… Mais à quel prix ? La mission de l’auteur a changé, c’est incontestable. Il a toujours existé des auteurs qui préféraient faire leur propre détection, mais les cas étaient isolés. Désormais, beaucoup d’entreprises imposent, quand elles font travailler les auteurs en virtuel, que nous fassions la détection… pour le même tarif. Une sorte de forfait qui frôle l’aumône et qui place l’auteur et l’entreprise en infraction car la prestation technique qu’est la détection devrait relever du salariat alors qu’elle se retrouve souvent aujourd’hui rémunérée en droits d’auteur. La machine, le numérique n’y sont pour rien, j’en conviens. Mais dans notre cas ils ont permis aux clients de massacrer une profession.

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