Accueil

Derniers articles

Soirée portes ouvertes

L'ATAA organise une réunion publique, ouverte à tous les traducteurs et adaptateurs de l'audiovisuel.Elle aura lieu le jeudi 29 avril, à partir de 18 heures, à la...
Suite...

Sur le blog

Derniers articles :Qu'est-ce qu'un déflegmateur ? Et, accessoirement, pourquoi fait-on sous-titrer les films ? Toutes les réponses ici : "Pour en finir avec les...
Suite...

Quand les chaînes de télévision bradent le handicap

Quand les chaînes de télévision bradent le handicap… La baisse des tarifs et la délocalisation menacent la qualité du sous-titrage...
Suite...

Mais aussi...

Calendrier

<< Sep 2010 >>
LMMJVSD
12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930

Grand sondage !

En quelle version regardez-vous les films au cinéma ?
En quelle version regardez-vous les films et les bonus en DVD ?
En quelle version regardez-vous les films à la télévision ?
En général, que pensez-vous de la qualité des sous-titres au cinéma ?
En version doublée, comment jugez-vous la qualité de dialogues adaptés (par exemple, vous semblent-ils naturels et cohérents) ?
En général, que pensez-vous de la qualité des sous-titres en DVD ?
En version doublée, comment jugez-vous la qualité de la synchronisation des dialogues (mouvement des lèvres) ?
Tenez-vous compte de la qualité du doublage ou du sous-titrage à l'achat d'un DVD ?
Quelques mots sur vous...
Quand les chaînes de télévision bradent le handicap

Quand les chaînes de télévision bradent le handicap…

La baisse des tarifs et la délocalisation menacent la qualité du sous-titrage télétexte à destination du public sourd et malentendant, sur les chaînes de télévision française.

Afin de répondre à la demande d'accès à la culture audiovisuelle des associations de sourds et malentendants, la loi du 11 février 2005 a imposé aux chaînes de télévision dont l'audimat dépasse les 2,5% de sous-titrer l'intégralité de leurs programmes : films, séries, documentaires, ainsi que les émissions en direct.

Les chaînes, auparavant soucieuses de la qualité du sous-titrage à destination de leur public sourd et malentendant, ont donc dû, pour répondre à l'augmentation régulière du volume à sous-titrer, faire appel à des prestataires extérieurs (laboratoires de post-production) qui se livrent aujourd’hui une guerre sans merci pour décrocher des contrats avec les chaînes.

C’est ainsi que les adaptateurs employés par ces laboratoires - des professionnels du sous-titrage, recrutés pour leur maîtrise de la langue française, leur capacité de synthèse et leur maîtrise de l’outil informatique - voient se dégrader dangereusement leurs conditions de travail.

Depuis 4 ans (date à laquelle la loi a été votée), leur rémunération accuse des baisses de plus en plus rapprochées, de l’ordre de 15 à 20 % par an.

Leur statut s’est précarisé. Par souci d’économie, les laboratoires les ont en effet contraints de passer d’un statut de salarié à celui d’intermittent, pour finir comme auteur indépendant (en toute contradiction avec la définition de ce statut, puisqu’ils ne touchent en fait aucun droit d’auteur à la diffusion). Ils n’ont donc plus accès à la couverture sociale collective, au chômage, aux congés payés et à la formation.

Les conditions de travail deviennent quant à elles de plus en plus difficiles, avec des délais toujours plus courts imposés par les chaînes et acceptés par les laboratoires, qui exigent des adaptateurs une disponibilité totale (soirées et week-ends compris) et compromettent une bonne finalisation du travail.

Enfin, toujours par souci d’économie, les laboratoires en sont aujourd’hui à délocaliser le sous-titrage dans des pays à la main d’œuvre « moins chère » (le Maroc, entre autres).

En conséquence, et sans l’intervention des pouvoirs publics, la qualité du sous-titrage est amenée à se dégrader et, au-delà de la disparition du métier d’adaptateur, c’est le public des personnes sourdes ou malentendantes qui sera pénalisé.


Aujourd’hui, par respect pour ce public, l'ensemble des sous-titreurs et l’Ataa (Association des traducteurs et adaptateurs de l’audiovisuel), soutenue par l’Unisda (Union nationale pour l’insertion sociale des déficients auditifs) en appellent donc aux pouvoirs publics, au CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) et aux téléspectateurs pour qu’ils veillent à ce que notre métier ne soit pas sacrifié au seul impératif de la rentabilité et qu'ils rappellent aux chaînes de télévision les engagements qu’ils ont pris en matière de qualité du sous-titrage, lors de l’adoption de la loi du 11 février 2005.

 

Cordialement,

Le Bureau de l’Ataa


Pour tout complément d'information, contactez-nous : sm|at|traducteurs-av.org


 

 

 

 
< Précédent   Suivant >